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Jean Charest réitère sa confiance en Marc Bellemare
Mise à jour le vendredi 10 octobre 2003 à 6 h 12
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Le premier ministre du Québec affirme que son ministre de la Justice, mis en cause à la suite de révélations sur les activités de sa fille aînée, a eu un comportement impeccable et qu'il n'a nullement l'intention de demander sa démission. Jean Charest a réitéré sa pleine confiance en Marc Bellemare, affirmant que celui-ci avait fait «strictement et rigoureusement ce qu'il devait faire dans le ce dossier». Jean Charest était visiblement irrité par l'insistance des médias.

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D'autre part, la fille du ministre de la Justice a affirmé jeudi qu'aucun de ses proches n'était lié aux Hells Angels. Dans le cadre d'une entrevue accordée à la station de radio de Québec CHOI FM, Lysanne Bellemare, qui est âgée de 21 ans, a reconnu qu'elle avait dansé nue dans deux cabarets de Québec, dont un aurait des liens avec le monde des motards criminels. Or, la jeune femme a affirmé qu'elle n'a jamais senti que cet endroit pouvait être contrôlé par des motards.

Lysanne Bellemare a indiqué qu'elle poursuivait des études et dansait encore nue une fois par semaine. Elle a par ailleurs affirmé que son père était un homme passionné par son travail, et que le premier ministre Jean Charest devait le garder au sein de son équipe.

Jeudi, le ministre de la Justice a reconnu que la police de Québec l'avait averti que sa fille pouvait entretenir ou avoir entretenu des liens avec le milieu criminel. Il a ajouté avoir pris les dispositions, dès sa nomination comme ministre, pour que le dossier de sa fille relève de son sous-ministre et non de lui-même. M. Bellemare a estimé pouvoir continuer à occuper sa fonction ministérielle en dépit de ces allégations concernant sa fille.

Bernard Landry se dit compréhensif

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Le chef de l'opposition, Bernard Landry
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De passage à Tadoussac dans le cadre du caucus du Parti québécois, le chef de l'oppposition, Bernard Landry, a exprimé de l'empathie envers le ministre Bellemare. Comme père et comme grand-père, M. Landry n'a pas caché que cette histoire l'a bouleversé.

Questionné sur le déroulement de l'enquête qui est préalablement effectuée avant de nommer un ministre, M. Landry a expliqué que ce processus n'était pas très approfondi. «Si la personne elle-même n'est pas au courant, ne parle pas, c'est virtuellement impossible. J'ai des enfants, et ils n'ont pas enquêté sur eux avant que je devienne ministre ou quoi que ce soit. J'ai dit ce que je savais de ma famille et puis, ça a fini là.»

Finalement, l'ex-ministre de la Justice, Linda Goupil, a précisé sur les ondes de Radio-Canada que le ministère de la Justice est dans une position délicate avec le dossier Bellemare, et que la confiance de la population pourrait être ébranlée.

Le reportage de Véronique LessardExtrait vidéo

La journaliste Dominique Poirier a demandé l'avis d'experts sur cette révélationExtrait vidéo

Le reportage de Jean ThiviergeExtrait audio



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