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Paul Martin coprésident d'une commission de l'ONU
Mise à jour le lundi 28 juillet 2003 à 9 h 17
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Paul Martin a été nommé officiellement vendredi à la coprésidence d'une commission de haut niveau de l'ONU sur l'implication du secteur privé dans les pays en développement. Il coprésidera la commission en compagnie d'Ernesto Zedillo, ancien président du Mexique.

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L'annonce de la nomination de M. Martin a été faite vendredi à New York par le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. Celui-ci estime que les objectifs de réduction de la pauvreté et de la misère dans le monde ne pourront être atteints sans une implication du secteur privé. La commission Zedillo-Martin aura donc pour tâche de trouver les moyens de faciliter le développement des PME dans les pays pauvres. La commission devra remettre son rapport en novembre.

Aucun impact sur sa campagne à la direction du PLC

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Paul Martin
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Interrogé sur l'impact de cette tâche à l'ONU sur sa candidature à la succession de Jean Chrétien, M. Martin a déclaré qu'il ne croyait pas que les travaux de la commission soient incompatibles avec sa campagne. Selon lui, les discussions sur le mandat de la commission remontent déjà à un an et beaucoup de travail préparatoire a été fait. Il n'aura pas à voyager, sauf à quelques reprises à New York.

Paul Martin se défend de diriger un gouvernement parallèle

En visite à Halifax pour donner un coup de pouce à la campagne du chef libéral Danny Graham, en vue des élections du 5 août, Paul Martin s'est défendu jeudi de diriger un gouvernement parallèle à celui de Jean Chrétien. L'ancien ministre des Finances a reconnu que des ministres le consultaient régulièrement, mais tout en affirmant qu'il n'y avait qu'un seul gouvernement et un seul premier ministre au pays, et que les décisions étaient prises au sein du cabinet que dirige M. Chrétien.

Paul Martin commentait les informations selon lesquelles plusieurs ministres du gouvernement Chrétien le consultent avant de mettre de l'avant leurs politiques. «Ce sont des collègues, des amis, nous faisons partie du même caucus libéral, ils ont des conversations avec d'autres membres du caucus, (...) ce sont des discussions comme on a toujours eues, vous savez», a commenté M. Martin.

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Paul Martin
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M. Martin a par ailleurs félicité de nouveau le ministre des Finances, John Manley, qui a annoncé mardi son retrait de la course à la direction du Parti libéral. Il a souligné la contribution de M. Manley à l'augmentation du nombre de membres du Parti depuis le début de la course à la succession du premier ministre, en se réjouissant de ce qu'il a appelé «le renouveau au PLC».

D'accord avec le calendrier de succession

Le candidat à la succession du premier ministre a aussi répété qu'il avait accepté le calendrier de succession établi par le premier ministre Chrétien et qu'il s'en tenait à ce calendrier. Il a rappelé que le choix des délégués au congrès de Toronto aura lieu le 15 septembre et que le prochain chef sera choisi le 15 novembre. «Ensuite, il y aura un changement de premier ministre», a-t-il conclu. Pas question donc de précipiter le départ de M. Chrétien.

À Sheila Copps de décider

Interrogé à savoir s'il était d'avis que la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, seule autre candidate à la succession du premier ministre, devait elle aussi abandonner la lutte, M. Martin a répondu qu'il appartenait à Mme Copps de prendre sa décision, en ajoutant que la ministre avait «une vision et des choses à dire».

Un gouvernement «mobile» au Canada?

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Ralph Goodale (archives)
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M. Martin est par ailleurs resté évasif sur la suggestion faite par le ministre des Travaux publics, Ralph Goodale, de mettre en place un gouvernement «mobile», qui siégerait en différents endroits du pays, afin, par exemple, de combattre le sentiment d'éloignement socio-politique ressenti dans l'Ouest canadien par rapport au pouvoir central. M.Martin a simplement déclaré qu'il était d'accord avec l'idée que le gouvernement devait être plus près des Canadiens. Il a souligné que le gouvernement avait la responsabilité de réduire la «distance symbolique» ressentie par les Canadiens qui vivent loin du centre du pays.

La donne n'a pas changé, pour Jean Chrétien

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Jean Chrétien
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Pour sa part, le premier ministre Jean Chrétien a déclaré mercredi que le retrait du ministre des Finances, John Manley, de la course à sa succession ne change rien à ses plans et qu'il quittera son poste, comme prévu, début février l'an prochain. Le premier ministre a rappelé qu'il avait été élu, il y a moins de trois ans, pour un mandat de cinq ans et qu'il entendait partir au moment qu'il avait choisi.


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