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Le programme «pétrole contre nourriture» renouvelé
Mise à jour le mardi 26 novembre 2002, 7 h 50 .
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Bagdad, capitale de l'Irak
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Le Conseil de sécurité des Nations unies vient de renouveler pour neuf jours le programme «pétrole contre nourriture», censé garantir à la population irakienne le minimum vital en nourriture et en médicaments. La résolution 1443, présentée par la Grande Bretagne et la Bulgarie, a été adoptée à l'unanimité des 15 membres du Conseil.

Les États-Unis s'opposent à son renouvellement automatique pour six mois, qui était la règle depuis l'instauration du programme en 1996. Ils veulent réviser la liste des produits inclus dans ce programme, en vertu duquel la vente du pétrole irakien est gérée par l'ONU, qui se procure avec cet argent les denrées essentielles pour les Irakiens. Washington prétend que certains produits inclus dans la liste devraient être exclus, comme l'atropine, un médicament contre les maladies cardiaques qui peut également servir d'antidote contre des gaz de combat. Un dur débat aurait eu lieu à huis clos au Conseil de sécurité sur cette question.

L'Irak est soumis depuis une décennie à un embargo très dur pour la population civile, ce qui a inspiré la mise sur pied de ce programme.

Les inspecteurs de l'ONU prêts à se mettre au travail

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Les inspecteurs de l'ONU ont quitté l'Irak en 1998, à la veille de la campagne aérienne américano-britannique
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Plus tôt, dans la journée, une équipe d'inspecteurs de l'ONU est arrivée en Irak, quatre ans après le retrait de l'UNSCOM, l'ancien organisme des Nations unies chargé de désarmer ce pays. Cette première équipe comprend 11 inspecteurs de la nouvelle Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'Onu (COCOVINU), et six de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ainsi qu'un expert en télécommunications. Le Français Jacques Baute est à la tête de l'équipe de l'AIEA alors que l'équipe des experts de la Cocovinu est dirigée par le grec Demetrios Perricos. Ces deux équipes comptent des experts venant d'Australie, de Grande-Bretagne, d'Égypte, de Finlande, de Russie et des États-Unis.

Leur mission s'annonce cruciale pour l'avenir de l'Irak, menacé d'une offensive américaine au moindre faux pas dans ce processus de désarmement, dont les modalités ont été sensiblement durcies par la résolution 1441 du Conseil de sécurité, votée à l'unanimité le 8 novembre. Les inspections doivent commencer mercredi. Le nom du premier site qui sera visité est tenu secret.

Bagdad, qui s'est résigné à accepter la résolution sans conditions, reste profondément méfiant face aux intentions de Washington, qu'il accuse de chercher par tous les moyens des prétextes pour l'attaquer. Le chef de l'AIEA, Mohamed El Baradei a déclaré lundi que si l'Irak coopérait avec l'ONU, comme il l'avait promis, les inspections constitueraient une solution de rechange et non un prélude à la guerre.

Selon la résolution 1441 de l'ONU, Bagdad a jusqu'au 8 décembre pour déclarer les armes de destruction massive qu'il possède.


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