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Crédits de 4 milliards de dollars US pour le Liban
Mise à jour le samedi 23 novembre 2002, 19 h 52 .
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Rafic Hariri
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Le premier ministre du Liban, Rafic Hariri, a quitté Paris, où se tenait samedi une rencontre de ses bailleurs de fonds, avec des promesses de crédits de plus de quatre milliards de dollars US. M. Hariri, dont le pays fait face à une dette énorme de 31 milliards de dollars, avait demandé cinq milliards. Il a tout de même estimé que la conférence Paris II avait été «une réussite», car cela allait permettre à son pays de bénéficier de taux d'intérêt moins élevés.Extrait vidéo

Parmi les 17 participants à cette rencontre, il y avait les pays membres du G7, le Danemark qui représente l'Union européenne ainsi que sept institutions financières internationales. Le président français Jacques Chirac a estimé que ces fonds seraient une contribution à la stabilité du Proche-Orient, tout en reconnaissant qu'une guerre dans la région, en référence à l'Irak, pourrait anéantir ces efforts.

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Les participants à la réunion Paris II.
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Outre l'Arabie saoudite, qui apportera 700 millions de dollars US, les autres contributeurs sont notamment la France (500 millions de dollars) et le Canada (200 millions de dollars). Les États-Unis ainsi que l'Allemagne, malgré la présence du chancelier Gerhard Schröder, ont refusé d'accorder des crédits tant qu'il n'y aurait pas d'accord entre le Fonds monétaire international (FMI) et le Liban. Lors de sa rencontre avec M. Hariri lundi à Washington, le président des États-Unis, George Bush, avait demandé au premier ministre libanais de «travailler avec le FMI» à l'établissement d'un programme «économique durable».

Tout en se disant ouvert au dialogue avec l'institution financière, le chef du gouvernement libanais refuse de dévaluer la livre, en parité avec le dollar américain depuis 1994, et ne veut pas appliquer le plan d'austérité recommandé par le FMI. Il a cependant répété que son gouvernement poursuivrait son programme de redressement, qui prévoit notamment la privatisation de certains services publics.

M. Chirac s'est dit favorable à la tenue d'une réunion Paris III dans huit à neuf mois pour évaluer la situation.




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