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Priorité de l'APEC : la lutte contre le terrorisme
Mise à jour le lundi 28 octobre 2002, 16 h 29 .
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Le Sommet de l'APEC a pris fin dimanche à Los Cabos, au Mexique, avec cette profession de foi des pays membres : commerce international et sécurité ne font plus qu'un. Les 21 chefs d'État et de gouvernement du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) ont conclu leur rencontre en affirmant que seule une lutte concertée contre le terrorisme permettra de poursuivre la longue marche vers une ouverture toujours plus grande des marchés.

La lutte contre le terrorisme passerait notamment par un contrôle plus strict de l'immigration et des mesures permettant de rompre les flux financiers furtifs qui nourissent les grandes organisations terroristes.

Lors de la première journée du sommet, samedi, les participants ont adopté un plan de lutte contre le terrorisme, notamment dans les transports avec l'obligation de blinder les portes des cockpits d'avions commerciaux et de renforcer la sécurité maritime ainsi que le contrôle des bagages. Ils ont par ailleurs condamné «dans les termes les plus forts» la prise d'otages commise cette semaine par un commando tchétchène et les récents attentats en Indonésie et aux Philippines.

La question de l'armement irakien a également été abordée. Le président des États-Unis, George Bush, a répété qu'il était prêt à lancer une opération militaire contre l'Irak, même en l'absence d'accord aux Nations unies. De son côté, le président mexicain, Vicente Fox, a rappelé que les membres de l'APEC estimaient qu'«en général» un consensus au conseil de sécurité des Nations unies était préférable.

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Par ailleurs, dans une brève déclaration séparée, les 21 pays de l'APEC ont demandé à la Corée du Nord d'abandonner son programme d'armement nucléaire. La déclaration souligne qu'une péninsule coréenne libre d'armes nucléaires est importante pour la paix et la stabilité de l'Asie du Nord-Est.

Enfin, les dirigeants de l'APEC ont invité tous les pays membres à poursuivre les discussions engagées dans le cadre de la nouvelle série de négociations multilatérales à Doha, au Qatar. Ils soulignent notamment que l'un des objectifs de ces négociations doit être l'abolition de toutes les formes de subventions à l'exportation dans le secteur agricole.

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En effet, les pays riches continuent de subventionner grassement leurs propres agriculteurs, empêchant une concurrence loyale des produits des pays du Sud sur les marchés occidentaux. L'Occident demande pourtant aux gouvernements des pays pauvres de cesser leurs subventions à leurs propres agriculteurs, au nom du retrait de l'État pour faire place au secteur privé. Les subventions occidentales sont contraires aux lois d'un réel libre-échange, ce qui fait dire à de nombreux observateurs critiques que le système actuel fonctionne surtout au profit de l'Occident.

Créé en 1989 pour promouvoir le libre-échange entre les pays bordés par l'océan Pacifique, l'APEC représente aujourd'hui environ 60% du commerce mondial. En sont membres l'Australie, Brunei, le Canada, le Chili, la Chine, la Corée du Sud, les États-Unis, Hong Kong, l'Indonésie, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, la Papouasie-Nouvelle Guinée, le Pérou, la Russie, Singapour, Taïwan, la Thaïlande et le Vietnam.


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