
| État d'urgence en Colombie Mise à jour le mardi 13 août 2002, 17 h 48 . .  . | Alvaro Uribe lors de son investiture.
| Le nouveau président colombien Alvaro Uribe décrète l'état d'urgence face à une recrudescence de la violence qui a fait 115 morts depuis son investiture. Moins d'une semaine après son arrivée aux commandes de l'État, Alvaro Uribe met donc en place son plan d'action anti-guérilla pour lutter contre les rebelles de gauche et les groupes paramilitaires d'extrême droite.
L'état d'exception va permettre au gouvernement d'accroître les effectifs des forces de sécurité et de lever les impôts pour financer cet accroissement. Le ministre de la Défense a déclaré que quelque 10 000 postes de policier vont être créés et 3000 soldats vont également être enrôlés.
Le décret d'urgence est applicable pour une période de 90 jours, renouvelable deux fois, la deuxième période devant être approuvée par le Congrès.
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie sont tenues responsables d'une attaque au mortier qui a fait 19 morts près du palais présidentiel, mercredi, le jour même où Uribe était investi. Le groupe de guérilla est également tenu responsable de nombreux autres attentats qui ont émaillé la semaine précédant l'investiture d'Uribe. Quelque 3500 personnes meurent chaque année dans des violences attribuées aux FARC.
Candidat de la droite dure, Alvaro Uribe avait été élu sur la promesse de contraindre à la paix les groupes armés interdits pour mettre fin à 38 ans de guerre civile. L'ancien maire de Medellin a pour cela un objectif simple: utiliser la manière forte pour contraindre les guérillas à faire la paix et mettre ainsi fin à 38 ans d'une guerre civile sanglante.
Le plan des FARC n'a pas fonctionné
 . | Les attentats ont eu lieu malgré l'omniprésence des forces de l'ordre
| Selon des informations obtenues par l'Agence France Presse, les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie prévoyaient lancer cent roquettes sur le palais présidentiel au moment de l'investiture du président colombien Alvaro Uribe, mercredi. En fait, seules 14 d'entre elles ont été lancées, les autres ayant pu être désamorcées à temps, a indiqué à l'AFP une source proche des services de sécurité sous couvert de l'anonymat. L'explosion de ces roquettes et d'une bonbonne de gaz a causé la mort de 21 personnes.
Par ailleurs, la police colombienne disposerait d'indices incriminant l'Armée républicaine irlandaise (IRA) dans l'entraînement des FARC, qui constituent la principale guérilla avec environ 17 000 combattants.
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