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Mise à jour le mercredi 11 avril 2001, 17 h 41 HAE.
 Les palais de justice du Québec paralysés

 
Les activités des palais de justice du Québec ont été passablement perturbées mercredi alors que les 300 procureurs de la Couronne ont tenu une journée d'étude. Les procureurs réclament de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.
 


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Les négociations sur le renouvellement de leur contrat de travail avec le gouvernement sont dans une impasse. Les procureurs sont aussi insatisfaits des mesures de protection que leur offre le ministère de la Justice.
 

  Rappelons que quatre procureurs de la couronne ont été la cible d'actes criminels depuis la récente frappe policière contre les motards. Le ministre de la Justice, Paul Bégin, affirme qu'il ne peut faire «un lien entre ces incidents et le crime organisé», il a toutefois accepté que des mesures de sécurité soient mises en place. Entre-temps, la Sûreté du Québec fait enquête.
 

 

Paul Bégin
 
Dans deux cas, les personnes visées représentent le ministère de la Justice contre des motards appréhendés lors de l'opération Printemps 2001, a soutenu à l'Assemblée nationale le député libéral de Saint-Laurent, Jacques Dupuis.
 

  Lui-même procureur avant d'entrer en politique, M. Dupuis a précisé que le domicile de l'un de ses ex-collègues avait fait l'objet d'une introduction par effraction. L'automobile d'un autre, une femme, a été vandalisée dans le stationnement de son domicile. Un troisième procureur a reçu des menaces de mort alors que la quatrième personne impliquée, une avocate, a été harcelée par un détenu. Cette affaire serait liée à un dossier de violence conjugale.
 

  Québec a toutefois décidé de fournir aux procureurs un téléphone cellulaire sécurisé et d'installer un système d'alarme à leur domicile. Une troisième mesure de sécurité, gardée secrète celle-là, est aussi déployée, a précisé M. Bégin. Le ministre a tenu à préciser que les procureurs, «surtout ceux qui travaillent dans le secteur du crime organisé, sont plus exposés que d'autres à recevoir des menaces ou des tentatives d'intimidation». Mais selon l'Association des procureurs, ces mesures ne sont pas suffisantes.
 

 
  
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