Réactions aux élections
Déception chez les progressistes-conservateurs
Mise à jour le mardi 19 septembre 2006, 13 h 09 .
 Bernard Lord
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Les électeurs ont accordé aux libéraux une mince majorité de trois sièges sur les progressistes-conservateurs, qui dirigeaient la province depuis sept ans. Ces résultats ont suscité bien des réactions.
La défaite a été reçue avec amertume par certains ténors du Parti progressiste-conservateur, pourtant vainqueurs dans leur propre circonscription, notamment le ministre des Finances sortant, Jeannot Volpé.
« Je pense qu'il faut réaliser que la province du Nouveau-Brunswick est libérale. Les gens aiment, beaucoup de gens aiment de voir que le gouvernement prend soin de toutes leurs décisions », a affirmé M. Volpé.
D'autres plus philosophes, comme le ministre des Transports sortant, Paul Robichaud, croient que la défaite était inévitable en dépit de toutes les promesses de l'équipe progressiste-conservatrice.
« Vous savez, lorsque le vent de changement prend place dans une campagne électorale, peu importe votre bonne performance, c'est difficile de se battre contre une volonté de changement », a expliqué M. Robichaud.
Selon le candidat libéral élu dans la nouvelle circonscription de Memramcook-Lakeville-Dieppe, Bernard LeBlanc, des griefs assez précis contre le gouvernement Lord ont quand même joué dans l'esprit des électeurs. « Depuis sept ans, les gens sont découragés un peu, parce que M. Lord les avait abandonnés, surtout sur les routes », a-t-il déclaré.
Les libéraux ont créé bien des attentes qu'il sera difficile de satisfaire avec une majorité à peine plus forte que celle du gouvernement sortant. Selon l'analyste Bruno Godin, le chef libéral Shawn Graham devra faire vite.
« Il va falloir que les dossiers avancent. On parle d'assurance-automobile et autres. Il va falloir qu'il prouve maintenant qu'il peut diriger la province », affirme M. Godin.
Quant au premier ministre sortant, Bernard Lord, il affirme qu'il n'a pas encore pris de décision ferme au sujet de son avenir politique. « Les gens de Moncton-Est m'ont donné un mandat. J'accepte ce mandat et je vais voir s'il n'y en pas d'autres qui se présentent à moi », a-t-il indiqué.