Les chasseurs exigent du changement

Orignal

Des chasseurs d'orignaux profitent de la campagne électorale pour exiger de nouvelles règles sur l'attribution des permis de chasse au Nouveau-Brunswick. Le Parti libéral a d'ailleurs inséré cette question dans sa plate-forme électorale.

Fidèle St-Amand, natif du nord-ouest du Nouveau-Brunswick, vit à Petit-Rocher depuis 17 ans. Il affirme que depuis tout ce temps il n'a pas réussi à obtenir un permis de chasse. Avec d'autres chasseurs, il a mis sur pied une association pour dénoncer les règles en vigueur.

Ces permis sont attribués par tirage au sort. Fidèle St-Amand, policier de la GRC à la retraite, soutient que plusieurs chasseurs ont obtenu des permis jusqu'à trois fois en cinq ans, grâce à certaines tactiques.

Des chasseurs d'orignaux au Nouveau-Brunswick exigent, dans le cadre de la campagne électorale, des règles plus équitables pour l'attribution des permis de chasse.

« Les oncles, les tantes, les grands-pères et grands-mères appliquent pour donner une chance à leurs enfants ou leurs petits enfants, et ces personnes ne sont pas vraiment des chasseurs », a expliqué M. St-Amand.

Les malchanceux peuvent quand même participer à la chasse à l'orignal, mais en payant pour accompagner d'autres chasseurs. « Le système que la province utilise présentement, vraiment, j'appelle ça un système de prostitution », a déclaré M. St-Amand à ce sujet.

Le député libéral sortant dans Nigadoo-Chaleur, Roland Haché, appuie les chasseurs mécontents. « Il faut écouter ce que les chasseurs d'orignaux nous disent, et ils l'ont dit de façon très claire. Ce qu'ils veulent, c'est revenir à un système de triage manuel », a-t-il indiqué.

Roland Haché, chasseur d'orignal lui-même, n'a pas eu la chance d'obtenir un permis cette année.