Une marche pour un hôpital

Une centaine de personnes ont participé à une marche, dimanche à Pokemouche, au Nouveau-Brunswick, afin d'appuyer l'idée de construire un hôpital régional dans la Péninsule acadienne. Les organisateurs de la marche ont profité de la présence de quelques politiciens pour réclamer le retour des services perdus aux centres de santé communautaire de Caraquet et de Lamèque.

Mireille Manuel, membre du comité Action H, responsable de la marche d'appui, avait presque l'air d'une politicienne en campagne électorale. « Votons pour un hôpital régional central à Pokemouche, et dans l'immédiat, pour le retour des services à l'hôpital de Caraquet et Lamèque », a-t-elle lancé.

Une centaine d'électeurs ont participé à une marche pour appuyer l'idée de construire un hôpital régional. Les candidats libéraux et néo-démocrates étaient présents, mais non les progressistes-conservateurs.

Sylvio Blanchard, un citoyen de Caraquet, qui était parmi la centaine de marcheurs, a expliqué pourquoi il tenait à être de la partie. « Pour appuyer le projet d'un hôpital central. Ce serait commode et au moins on n'aurait pas besoin de voyager si loin quand on tombe malade », a-t-il indiqué.

Denise Carr, de Pokemouche, une autre participante, a affirmé qu'elle pourrait déménager en Ontario si la situation ne s'améliore pas dans la Péninsule acadienne.

Pour sa part, Freddy Légère, de Caraquet, estime qu'il est temps que les politiciens arrêtent de faire du surplace dans le dossier de la santé. « Il est temps que ça arrête de se répéter et qu'ils fassent quelque chose », a-t-il déclaré.

Les deux députés libéraux sortants de Caraquet et de Centre-Péninsule-Saint-Sauveur, Hédard Albert et Denis Landry, étaient présents, tout comme les deux candidats du NPD dans Caraquet et dans Lamèque-Shippagan-Miscou, Stéphane Doiron et Juliette Paulin.

Tous ont promis, s'ils sont élus, de travailler très fort à la réouverture de l'ancien hôpital de Caraquet. Mme Paulin a ajouté qu'elle ferait de même pour celui de Lamèque.

Plusieurs électeurs ont noté l'absence des candidats progressistes-conservateurs.