L'hôpital Dr Georges-L.-Dumont
La Société des Acadiens et des Acadiennes du Nouveau-Brunswick (SAANB) demande aux conservateurs provinciaux de s'engager par rapport au modèle qu'elle défend pour améliorer les services de santé en français dans la province.
Ce modèle prévoit notamment la création au sein du ministère de la Santé d'un poste de sous-ministre associé francophone, la formation d'un conseil francophone de la santé, ainsi que la mise en place accélérée de centres de santé communautaires francophones.
Les libéraux et les néo-démocrates ont tous deux déjà appuyé les recommandations de la société au début de la campagne.
Les libéraux et les néo-démocrates ont tous deux appuyé ces recommandations au début de la campagne électorale. Toutefois, les conservateurs ne se sont pas prononcés sur le sujet, même si le ministre de la Santé, Brad Green, s'était montré ouvert aux propositions, lors d'une rencontre avec la SAANB en avril.
La présidente de la SAANB, Marie-Pier Simard, demande au Parti conservateur de s'engager avant la fin de la campagne électorale. « Est-ce qu'il [le Parti conservateur] rejette du revers de la main tout le travail et toute la volonté de la communauté francophone? Est-ce qu'il a peur de donner un certain pouvoir aux francophones? Est-ce qu'il a peur de déplaire à certains membres de son parti? », s'interroge-t-elle.
« Nous, on veut améliorer les soins de santé en français et en anglais dans toutes les régions du Nouveau-Brunswick. [...] J'ai moi-même déposé à l'Assemblée législative un projet de loi plus explicite qu'avant par rapport aux obligations du gouvernement du Nouveau-Brunswick de fournir des services de santé dans les deux langues officielles », réplique Bernard Lord, chef du Parti conservateur.
En l'absence d'engagement précis, la SAANB espère que les nombreux appuis donnés à son modèle par des dizaines d'organisations obligeront les conservateurs à y donner suite s'ils sont réélus.