
| Le Japon ne veut pas d'OGM canadiens Mise à jour le mardi 23 mars 2004 à 16 h 21 .  . | La plus importante association de consommateurs du Japon va présenter une pétition au ministre canadien de l'Agriculture, Bob Speller, pour lui demander de rejeter une demande récente du géant de la biotechnologie, Monsanto, qui veut commercialiser du blé transgénique au Canada. Ainsi, alors que l'Agence canadienne d'inspection des aliments examine la demande de Monsanto, ce sont plus de 400 groupes de consommateurs et d'entreprises agroalimentaires japonaises, représentant plus d'un million de personnes, qui hausse le ton.
 . | «Le Japon importe presque tout son blé de l'Amérique du Nord, et en particulier du Canada, mais les consommateurs japonais refusent d'acheter ou de consommer des aliments transgéniques», explique un porte-parole de la coalition NO! GMO Campain, Keisuke Amagasa. Selon M. Amagasa, «si le Canada modifie son blé ou risque de le contaminer avec des produits transgéniques, nous devrons nous approvisionner ailleurs».
Le Japon, avec des achats annuels de plus d'un million de tonnes, est le plus important acheteur étranger de blé canadien et un boycott japonais pourrait plonger l'ensemble du marché canadien dans une crise sans précédent.
Une catastrophe annoncée
 . | Plus tôt cette semaine, la Commission canadienne du blé (CCB) avertissait les autorités du risque d'une véritable catastrophe économique si le blé transgénique était commercialisé au pays. Pour la CCB, l'arrivée du blé transgénique au Canada pourrait être pour l'industrie céréalière ce que la vache folle a été pour l'industrie bovine. Outre le Japon, le Mexique et le Royaume-Uni, notamment, font partie d'une liste d'importateurs majeurs qui exigent maintenant une certification prouvant que le blé canadien n'a pas été génétiquement modifié.
Comme il est impossible à ce jour de trier efficacement le blé transgénique et le blé traditionnel, la CCB prévoit le pire: 87 % de la production de l'Ouest ne trouverait plus preneur à l'étranger si le blé modifié arrivait dans les champs. Et ce nombre augmenterait à mesure que le public devient informé.
 . | La multinationale Monsanto a déposé une demande d'homologation en 2002 devant l'Agence canadienne d'inspection des aliments, qui évalue actuellement les risques posés par le produit. Mais le porte-parole de la CCB, Réal Cenerini, n'est pas rassuré. «L'étape qui manque, c'est une analyse des bénéfices et des coûts que cela pourrait représenter pour les producteurs», dit-il.
La CCB exige la prise en compte de ce critère pour évaluer la pertinence de commercialiser le blé transgénique, sans quoi elle se dit prête à faire appel aux tribunaux afin de bloquer sa libéralisation.
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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. | |





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