
| Les grands chantiers québécois seraient des gouffres financiers Mise à jour le jeudi 18 mars 2004 à 17 h 56 .  . | | Installation Gaspésia . | Les dépassements de coûts à l'usine Gaspésia ne seraient que la pointe de l'iceberg. Selon une enquête menée par La Presse, plusieurs grands projets coûteraient deux fois plus cher au Québec qu'ailleurs en Amérique du Nord. Plus d'un milliard de dollars se seraient évanouis en fumée dans de grands projets de construction récents où les fonds publics étaient engagés, révèle le quotidien montréalais. La productivité des travailleurs de la construction est mise en cause, et les tensions syndicales ralentiraient aussi les chantiers.
«Quand c'est le gouvernement ou le Fonds de solidarité qui sont dans un projet, les dépassements de coûts sont écrits dans le ciel. Tout le monde en profite», soutient Me Jean Ratté, de l'Association patronale des entreprises de construction, qui représente les 1500 plus importants entrepreneurs du Québec.
Pour ce groupe, le dérapage incroyable du chantier de la Gaspésia, à Chandler, n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, et le gouvernement Charest devrait vite déclencher une enquête pour mettre en lumière et régler des problèmes qui feraient désormais fuir les investisseurs étrangers.
 . | | Sylvain Pelletier . | Mais les 33 entrepreneurs qui ont travaillé à la modernisation de la Gaspésia, et qui attendent toujours d'être payés, croient que les travailleurs ne sont pas les seuls responsables du dépassement de coûts de 265 millions de dollars. «C'est odieux de mettre tous les problèmes sur le dos des travailleurs», estime leur porte-parole, Sylvain Pelletier. «Ce qu'on a vécu à Papiers Gaspésia est très spécifique à ce chantier, ajoute-t-il. Il y a eu de la mauvaise gestion, cela a causé des dépassements de coûts.» Il met la faute sur une mauvaise évaluation des budgets initiaux du projet, et des problèmes de planification et d'échéancier. Il questionne même le montant de 265 millions de dollars avancé pour le dépassement de coûts.
Plusieurs chantiers en question
Dans son enquête, La Presse soutient que l'usine de PTT Poly Canada, un projet commun de Shell et de la Société générale de financement dans l'est de Montréal, souffre des mêmes retards et dépassements de coûts que ceux qui ont grevé l'usine voisine d'Interquisa. Celle-ci a coûté 230 millions de dollars de plus que les 700 millions prévus à l'origine.
 . | La Presse cite également l'éléphant blanc de la Magnola, qui devait coûter 750 millions et qui a atteint 1 milliard; le prolongement du métro à Laval, qui devait coûter 179 millions et qui est maintenant rendu à 650 millions. Dans le cas de la seconde phase d'Alouette, dont le coût initial est évalué à 1,2 milliard, on s'attend à ce que cela soit largement dépassé.
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| 7 juin 1973
Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël. | |





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