Vie privée : l'Europe réprimande Google

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Google  Photo :  PC/Torsten Silz

Les 27 autorités de protection des données de l'Union européenne haussent le ton à l'endroit de Google. Elles ont annoncé lundi qu'elles engageaient une « action répressive » envers le géant californien.

En octobre dernier, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) française, mandatée par ses homologues européennes, avait publié un rapport sur la consolidation d'une soixantaine de politiques de confidentialité, à laquelle Google avait procédé en mars.

Reprochant à Google de ne pas fournir suffisamment d'informations aux utilisateurs quant à la nature de leurs données collectées, à l'usage qui en était fait et à la durée de leur conservation, la CNIL avait donné quatre mois à Google pour se conformer à la loi européenne.

Lundi, ce délai étant arrivé à échéance, les autorités européennes ont dit constater « que Google n'a pas apporté de réponse précise et opérationnelle à leurs recommandations ». Elles annoncent « la mise en place d'un groupe de travail, piloté par la CNIL, pour coordonner leur action répressive, laquelle devrait intervenir avant l'été ».

De son côté, Google affirme respecter la loi européenne. Le groupe souligne avoir fourni à la CNIL, le 8 janvier, une liste des mesures prises pour répondre à ses préoccupations. « Nous nous sommes pleinement impliqués tout au long des échanges avec la CNIL, et nous continuerons à le faire », a déclaré un porte-parole de Google à l'Agence France-Presse.

Le plan d'action du groupe de travail sera présenté le 26 février, lors de l'assemblée plénière des CNIL européennes. Des sanctions économiques pourraient être imposées à Google.

Rappelons que le 1er février dernier, Google a conclu un accord avec la France sur la rémunération des éditeurs.

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