La récession s'aggrave en Europe

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Un cargo est déchargé de ses conteneurs au Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire, dans l'ouest de la France. Un cargo est déchargé de ses conteneurs au Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire, dans l'ouest de la France.  Photo :  AFP/FRANK PERRY

L'économie des pays de la zone euro s'est enfoncée plus que prévu dans la récession lors des trois derniers mois de 2012, d'après les estimations provisoires de l'agence Eurostat, publiées jeudi.

Au quatrième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) des 17 pays s'est contracté de 0,6 % par rapport au troisième trimestre, de juillet à septembre, et l'Allemagne n'a pas été épargnée cette fois. Un recul de 0,4 % était attendu en moyenne par les analystes.

La première économie de la zone euro, celle de l'Allemagne, a reculé de 0,6 % au quatrième trimestre en raison du fléchissement de la demande pour ses produits. Pour l'ensemble de 2012, le PIB allemand a progressé de 0,7 %.

2012 aura été la seule année lors de laquelle la zone euro n'a enregistré aucun trimestre de croissance.

En France, le PIB a reculé de 0,3 % au quatrième trimestre. Dans le reste de la zone euro, la situation n'est guère mieux. Les Pays-Bas sont entrés en récession à la fin de 2012 avec un PIB en baisse de 0,2 %, l'économie italienne s'est contractée plus que prévu, soit un recul de 0,9 %, l'activité au Portugal s'est contractée de 1 8 %, tandis qu'en Grèce, le pays qui reste le plus touché par la crise, le PIB a chuté de 6 %.

« Ces chiffres datent déjà, et des indicateurs d'activité ont montré des signes d'amélioration début 2013 », tempère Jonathan Loynes de Capital Economics. Mais ils ne sont pas pour l'instant suffisamment forts pour envisager une sortie de récession », ajoute-t-il.

Les données publiées jeudi laissent entrevoir que la croissance sera nulle en zone euro cette année et plus chétive que ce qui était anticipé pour 2014. « Sachant que la demande intérieure risque de rester faible dans la zone euro, toute reprise dépendra du commerce extérieur », explique l'économiste Peter Vanden Houte de la Banque ING. D'où l'importance de ne pas avoir une devise trop forte », mentionne-t-il.

La question des devises devrait d'ailleurs être l'un des sujets de discussion vendredi et samedi lors de la réunion du G20 à Moscou, en Russie.