L'Alberta compte sur l'appui du Québec pour un projet d'oléoduc

La première ministre de l'Alberta, Alison Redford La première ministre de l'Alberta, Alison Redford  Photo :  Mike Sturk/Reuters

La première ministre de l'Alberta, Alison Redford, croit qu'elle obtiendra le soutien du Québec dans un projet de pipeline visant à transporter du pétrole de l'Alberta jusqu'au Nouveau-Brunswick. Elle dément ainsi des allégations en vertu desquelles son homologue québécoise, Pauline Marois, s'opposerait au projet, mené par TransCanada.

Mme Redford dit avoir discuté de ce sujet avec Pauline Marois. Selon elle, la première ministre du Québec veut s'assurer que le projet de pipeline sera:

  • sécuritaire sur le plan environnemental;
  • conforme à la réglementation;
  • doté d'un modèle d'affaires solide.

« Il existe un consensus sur l'importance de l'énergie et des infrastructures, a déclaré Alison Redford, et nous avons le sentiment d'avoir reçu ce message de la part du Québec. »

Plus tôt ce mois-ci, Ottawa avait appuyé deux projets pétroliers reliant l'Alberta aux provinces de l'Atlantique, l'un de ces projets étant celui de TransCanada.

TransCanada n'a pas encore soumis son projet à l'Office national de l'Énergie.

La société, dont le siège social est situé à Calgary, compte convertir un gazoduc déjà existant et sous-utilisé. De plus, un pipeline neuf devra être construit au Nouveau-Brunswick.

Le premier ministre de cette province, David Alward, a déjà donné son appui, un atout selon la première ministre albertaine. « Il y a beaucoup d'enthousiasme et d'excitation autour de ce projet et cela me rend très optimiste quant aux chances de le mener à bien », a affirmé Mme Redford.

Le Nouveau-Brunswick souhaite que le pétrole provenant de l'Alberta soit raffiné aux installations d'Irving à Saint-Jean. La phase de construction du projet entraînerait la création de 2000 emplois. Les opérations de raffinage assureraient quelques centaines d'emplois par la suite.

En complément