Mark Carney dit ne pas avoir d'ambition politique

Radio-Canada avec La Presse Canadienne et Reuters
Le reportage de Vincent Maisonneuve

Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, qui quittera bientôt ses fonctions pour diriger la Banque d'Angleterre, comparaît devant des députés britanniques jeudi.

En réponse à leurs questions sur ses aspirations politiques, il a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de réorienter sa carrière. M. Carney a indiqué que s'il avait une ambition politique, il aurait préféré rester au Canada plutôt que d'accepter l'un des postes les plus exigeants de gouverneur d'une banque centrale dans le monde.

Le 1er juillet, Mark Carney succédera à Mervyn King et deviendra le premier étranger à diriger l'institution britannique.

C'était la première fois que Mark Carney était aussi catégorique sur ses intentions après qu'il fut approché par des militants du Parti libéral du Canada pour tenter de le convaincre de se présenter à la course à la direction de la formation politique.

La séance de jeudi d'environ quatre heures devant des élus britanniques a commencé par certaines questions corsées, notamment sur les raisons qui l'ont amené à changer d'idée pour finalement accepter le poste de gouverneur de la Banque d'Angleterre. M. Carney a aussi dû commenter sa rémunération substantielle, près de 1 250 000 $, dont une allocation annuelle de près de 400 000 $ pour se loger. Il a expliqué qu'il quittait l'une des capitales les plus abordables dans le monde pour s'installer dans la plus chère.

Mark Carney a aussi mentionné qu'il voulait limiter son mandat à cinq ans plutôt que huit pour des raisons personnelles. Il a précisé qu'en 2018, son aînée terminera l'école secondaire et que sa cadette aura deux ans pour réintégrer le système scolaire francophone à Ottawa.

Pas de bouleversements à prévoir

Par ailleurs, la Banque d'Angleterre s'est abstenue jeudi de prendre de nouvelles mesures de soutien de l'économie en attendant l'arrivée de M. Carney. « Le comité s'est mis d'accord pour dire qu'il se tenait prêt à prendre des mesures de soutien monétaire supplémentaires si cela s'avérait nécessaire au vu des perspectives de croissance et d'inflation », mentionne tout de même le communiqué de l'institution.

Devant la commission parlementaire, M. Carney a semblé exclure des bouleversements dans la politique monétaire lorsqu'il prendra ses fonctions, en juillet.