S'habiller sur le web

Mode en ligne

Le commerce de détail souffre toujours des soubresauts de l'économie. Plusieurs entreprises, notamment dans le domaine de la mode, ont donc décidé de faire le saut dans le commerce électronique pour renouveler leur clientèle.

A.P.P. Group, notamment, la compagnie montréalaise derrière les marques de manteaux Soïa et Kyo et Mackage, consacre son énergie à développer son site web de vente en ligne, même si ses collections sont vendues partout dans le monde dans de grandes chaînes de magasins.

« Je peux confirmer que pour le moment, la vente en ligne est plus importante que notre boutique à New York, qui va très bien en passant », indique Patrick Elfassy, vice-président de A.P.P. Group.

Patrick Elfassy ne croit pas que l'existence des grands magasins est menacée, mais qu'elle est plutôt appelée à se transformer, comme c'est le cas pour la boutique Mackage à New York.

« Les vendeuses en magasin elles ont un iPad avec le site en ligne, et elles assistent physiquement le client pour compléter son acquisition sur le iPad. C'est un exemple où un magasin physique peut travailler avec le commerce en ligne », précise-t-il.

Quant à Julia Vallunga, designer d'accessoires à la Raffinerie, un studio de création situé à Montréal, elle vend ses créations sur le web à des Américaines, des Japonaises, et de plus en plus souvent à des Montréalaises.

« Les boutiques indépendantes, avec l'économie incertaine, c'est difficile pour elles. Il y en a beaucoup qui ont fermé, les paiements arrivent en retard. En tant qu'entrepreneur, on essaie de trouver d'autres sources de revenus », indique-t-elle.

De son côté, le professeur de marketing Abdelouahab Mekki Berrada résume de façon succincte le phénomène.

« Moi, je pense que c'est une question de coût tout simplement. L'entreprise va prioriser le canal qui va lui être le plus rentable possible », analyse-t-il.

D'après des informations de Pasquale Harrison-Julien