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Photo : PC/Ryan Remiorz
Les périodes de chômage vécues par les travailleurs au début de leur vie professionnelle entraînent des séquelles, et pas seulement pour les travailleurs eux-mêmes. C'est ce qui ressort d'une étude effectuée par les économistes de la Banque TD et rendue publique mardi.
Le chômage des jeunes risque d'avoir un impact significatif sur le produit intérieur brut (PIB) de nombreux pays, indique l'analyse de la TD.
Les économistes de la banque ont pris en compte les pertes en salaire, actuelles et futures, causées par le chômage croissant des jeunes, et ce, dans un groupe de pays européens, de même qu'au Canada et aux États-Unis. Ils en arrivent à la conclusion que la formation, l'augmentation du niveau de scolarité et la mobilité des travailleurs sont des moyens d'amenuiser les séquelles qu'entraîne le chômage vécu par les jeunes.
Les recherches indiquent que les jeunes chômeurs subissent à long terme les effets de ce fléau. Même des années après leurs périodes de chômage, ils gagnent moins que leurs pairs n'ayant pas subi le même sort. Cette perte en revenus dure, quelquefois, toute la vie. De plus, durant l'ensemble de leur vie professionnelle, ces travailleurs infortunés ont plus de risque d'être de nouveau sans emploi.
Selon les auteurs de l'étude, les législateurs devraient tout mettre en oeuvre pour favoriser ces mesures s'ils souhaitent réduire les coûts, à long terme, du chômage chez les jeunes travailleurs.
Des Irlandais manifestent contre le budget d'austérité, sous l'oeil des policiers
Photo : AFP/Barry Cronin
De tous les pays scrutés, c'est l'Irlande qui paiera le plus lourd tribut. Le chômage des jeunes irlandais grèvera de 12 % le PIB de ce pays d'ici 20 ans, avance l'étude de la TD. L'Espagne et la Grèce suivent l'Irlande de près; ces deux pays subiront également des pertes importantes en raison du taux de chômage élevé des jeunes. Les pays du nord de l'Europe, quant à eux, seront relativement épargnés, avec un impact négligeable sur leur PIB.
Le Canada et les États-Unis s'en tireront mieux que l'Irlande, la Grèce ou l'Espagne. Les pertes potentielles sont évaluées à environ 1,3 % du PIB.