Ottawa confirme des investissements dans le capital de risque

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, accompagné du ministre des Finances, Jim Flaherty, tous deux de passage à Radio-Canada. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, accompagné du ministre des Finances, Jim Flaherty, tous deux de passage à Radio-Canada.  Photo :  Luc Lavigne

Le premier ministre du Canada Stephen Harper a précisé de quelle manière son gouvernement entend stimuler les investissements dans le capital de risque. Stephen Harper a déclaré que son gouvernement allait miser sur la création et sur la recapitalisation de fonds privés, administrés par le secteur privé, pour venir en aide aux entrepreneurs. 

Stephen Harper a fait cette annonce à Montréal, lundi. Le premier ministre était accompagné du ministre des Finances, Jim Flaherty, et du ministre du Tourisme, Maxime Bernier.

En vertu du principe du capital de risque, des investisseurs acceptent de soutenir des investisseurs qui souhaitent faire démarrer une entreprise puis la faire prospérer. Au Canada, nombre d'entrepreneurs ont pu démarrer leur société grâce aux risques qu'ont accepté d'encourir des investisseurs. Pour le premier ministre Harper, il importe de favoriser l'expansion du capital de risque: « C'est vital pour l'avenir économique de notre pays », affirme-t-il.

Dans le plus récent budget présenté par les conservateurs, une somme de 400 millions de dollars a été prévue pour favoriser les investissements dans le capital de risque.

Depuis 2001, le rendement du capital de risque est à la baisse, non seulement au Canada, mais ailleurs dans le monde. Pour contrer cette tendance, Ottawa choisira un groupe d'experts indépendants qui détermineront quels fonds privés bénéficieront du budget alloué par le fédéral au développement du capital de risque. 

Les autres mesures qu'entreprendra le gouvernement fédéral pour investir dans les entreprises émergentes et prometteuses, au Canada, sont les suivantes :

  • Mise en place de deux fonds de fonds de grande envergure dirigés par le secteur privé qui va appuyer le capital de risque en sol canadien « dans des secteurs où nous connaissons du succès », a affirmé Stephen Harper sans fournir plus de détails.
  • Adoption de mesures supplémentaires pour aider les entreprises sur les plans de la technologie et de la communication avec les investisseurs.

Les investisseurs intéressés à prendre part au plan mis au point par le fédéral ont jusqu'au 8 février pour se manifester.

« L'économie mondiale est encore très fragile, averti le premier ministre Harper. En 2013, l'économie va demeurer notre priorité absolue. »

En matière de capital de risque, le Québec a une longueur d'avance

Investissement Québec, la Caisse de dépôt et le Fonds de solidarité y ont déjà alloué plus d'un milliard de dollars. Ces acteurs clé du capital de risque au Québec n'ont pas réagi sur-le-champ à la suite de l'annonce du premier ministre canadien, lundi.