Mur budgétaire: toujours pas d'accord à Washington

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le président américain Barack Obama avec, à sa droite, le chef de file des républicains à la Chambre des représentants, John Boehner, et le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner Le président américain Barack Obama avec, à sa droite, le chef de file des républicains à la Chambre des représentants, John Boehner, et le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner  Photo :  AFP/TOBY JORRIN

Après une nouvelle ronde de négociations à la Maison-Blanche, les pourparlers n'ont toujours pas abouti entre le président Barack Obama et le chef de file des républicains au Sénat. À l'issue de la réunion, les deux hommes ont toutefois fait part de leur optimisme quant aux perspectives de dénouement de la crise du « mur budgétaire ».

Lors d'un court point presse, le président américain a maintenu l'espoir d'un compromis de dernière minute pour éviter le précipice fiscal. « L'heure de l'action immédiate est arrivée », a-t-il déclaré aux journalistes, soulignant qu'il était « modestement optimiste sur la survenue d'un accord ».

«Nous pouvons toujours parvenir à un accord», a ajouté Barack Obama, avant d'indiquer que, à défaut, il demanderait au chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, de présenter un texte de loi pour bloquer les hausses d'impôts automatiques censées entrer en vigueur le 1er janvier.

Le président a par ailleurs fustigé le Congrès, qu'il accuse d'attendre le dernier moment pour résoudre la question.

De son côté, le chef de file de la minorité républicaine au Sénat américain, Mitch McConnell, s'est lui aussi dit « optimiste ». « Nous avons eu une bonne réunion à la Maison Blanche », a-t-il précisé. M. McConnell a annoncé qu'il allait travailler avec la présidence et Harry Reid, le chef de la majorité démocrate au Sénat, pour trouver un accord « dès dimanche ».

Si ce fameux accord n'est pas conclu d'ici le 31 décembre, le budget fédéral subira une cure d'austérité forcée et les contribuables américains feront face à des hausses d'impôt généralisées.

L'approche de la date-butoir du 1er janvier a inquiété les marchés vendredi: le Dow Jones a perdu 1,21 % et le Nasdaq 0,86 %.