Standard and Poor's relève la note de la Grèce

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
À Athènes, des employés protestent contre le projet de privatisation de leur banque (17 décembre 2012) À Athènes, des employés protestent contre le projet de privatisation de leur banque (17 décembre 2012)  Photo :  AFP/LOUISA GOULIAMAKI

La Grèce semble en voie de retrouver les faveurs des agences de notation. Standard and Poor's (SP) a annoncé mardi qu'elle relevait la note du pays en lui attribuant un « B- »

Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, a salué « une décision très importante, qui crée un climat d'optimisme ». « Mais nous savons que la route est encore longue et ardue, l'heure n'est pas au relâchement », a-t-il toutefois tempéré.

L'agence de notation a motivé sa décision par le fait que la Grèce avait racheté une partie de sa dette au tiers de son prix.

La « forte détermination » européenne à garder le pays dans la zone euro a été un autre élément qui a motivé la décision de SP.

Enfin, « l'engagement du gouvernement à mener l'ajustement budgétaire et structurel » requis par les bailleurs de fonds du pays a contribué à relever la note du pays, selon l'agence.

Cependant, l'Institut de la finance internationale (IIF), le groupement des plus grandes banques mondiales, a mis en garde contre tout optimisme excessif quant à une sortie du pays de la crise.

Selon un rapport de cette organisation, des risques « importants » continuent de peser sur la situation économique en Grèce, où le climat social est également tendu.

Le rapport invoque la poursuite de la récession attendue en 2013 pour la sixième année consécutive et les risques d'instabilité politique en raison de la cure draconienne de redressement.

« Les doutes sur la viabilité de la dette persisteront tant que la croissance ne sera pas de retour », souligne le rapport.

Le rendement de l'obligation grecque à 10 ans est à 12,85 % mardi en fin de journée, contre 13,08 % la veille.

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