D'une concession à l'autre, républicains et démocrates se rapprochent

Radio-Canada avec La Presse Canadienne, Reuters, The Globe and Mail et The Wall Street Journal
John Boehner et Barack Obama, à la mi-novembre John Boehner et Barack Obama, à la mi-novembre  Photo :  AFP/TOBY JORRIN

Les négociations vont bon train depuis quelques jours entre le président Obama et le chef de file des républicains, John Boehner afin d'éviter une crise budgétaire appréhendée aux États-Unis.

Par téléphone, et au moins une fois en personne, les deux hommes ont intensifié leurs pourparlers. L'espoir qu'un compromis soit enfin atteint a eu un effet bénéfique sur la valeur des actions en journée, mardi. En revanche, la demande a faibli pour le dollar et pour les valeurs refuges comme les obligations.

Au sortir d'une rencontre avec les élus républicains de la Chambre des représentants, John Boehner a réitéré l'importance de poursuivre les discussions. Le président de la Chambre des représentants a déclaré que la plus récente proposition du président Obama n'était pas « tout à fait au point », mais qu'une entente demeurait possible entre les parties.

Le président américain a fait lundi une nouvelle proposition visant les impôts qu'il souhaite imposer aux plus fortunés des contribuables américains. Par cette proposition, Barack Obama a accepté de hausser le taux d'imposition pour les ménages dont le revenu excède 400 000 $. Il s'agit d'une concession de la part du président américain qui voulait fixer ce seuil à 250 000 $.

De son côté, John Boehner avait lui aussi fait une concession, vendredi dernier, en acceptant d'augmenter les impôts des Américains les plus riches. En vertu de la nouvelle proposition des républicains, les contribuables gagnant plus d'un million de dollars annuellement seraient plus lourdement imposés.

Tant le président Obama que John Boehner ont besoin de l'appui des membres de leur parti respectif pour conclure une entente. L'enjeu de ces discussions est d'éviter ce qu'il est convenu d'appeler le mur budgétaire, soit des hausses d'impôts drastiques et des coupes sévères dans les dépenses dès 2013. Une crise budgétaire pourrait plonger les États-Unis dans une récession, entraînant à sa suite l'économie canadienne.

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L'économie avec Gérald Fillion

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