Québec consultera les minières cet hiver

Radio-Canada avec Bloomberg
Pauline Marois lors d'un discours à New York. Pauline Marois lors d'un discours à New York.  Photo :  PC/Bebeto Matthews/AP Photo

En mission à New York, la première ministre Pauline Marois a affirmé que son gouvernement rencontrera les compagnies minières présentes dans la province au cours des trois prochains mois pour discuter de l'augmentation des redevances qu'elles versent pour exploiter les ressources minières du Québec.

« Nous voulons augmenter les redevances, mais nous ne voulons pas tuer l'industrie », a-t-elle dit dans une entrevue à l'agence de presse Bloomberg, précisant que la rencontre avec les minières devrait avoir lieu en février ou en mars.

« Il est inacceptable de voir qu'il y a 9 compagnies minières sur 20 au Québec qui n'ont payé aucune redevance au cours des dernières années. » — Pauline Marois

En campagne électorale, Pauline Marois avait averti qu'elle avait l'intention d'augmenter les redevances minières versées par les compagnies si elle était élue.

Lors du dépôt du budget en novembre, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, n'avait pourtant apporté aucun détail sur ces intentions. Il s'était défendu en disant que l'échéancier était trop serré pour présenter cette réforme dans le budget.

« On va changer le régime des redevances minières au cours des prochains mois », avait-il dit.

Semblable à l'Australie

Le Parti québécois propose d'imposer un régime minier similaire à celui de l'Australie, soit une redevance obligatoire de 5 % sur la valeur brute des ressources extraites, que l'entreprise dégage des profits ou non, et une taxe sur le surprofit des entreprises. Ainsi, au-delà d'un rendement de 8 %, Québec songe à ajouter une taxe de 30 %.