Les républicains ouverts à une hausse d'impôt

Radio-Canada avec Agence France-Presse, Le Monde et Reuters
Nancy Pelosi (démocrate), Harry Reid (démocrate), John Boehner (républicain), Mitch McConnell (républicain), le 16 novembre. Nancy Pelosi (démocrate), Harry Reid (démocrate), John Boehner (républicain), Mitch McConnell (républicain), le 16 novembre.  Photo :  AFP/TOBY JORRIN

Le président des États-Unis Barack Obama ainsi que les principaux dirigeants démocrates et républicains ont entamé vendredi les pourparlers très attendus sur la fiscalité et le budget pour éviter que l'économie américaine ne plonge en récession.

Le président avait réuni à la Maison-Blanche le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, la représentante démocrate Nancy Pelosi et le sénateur républicain Mitch McConnell.

À la sortie de la réunion, les responsables républicains ont déclaré qu'ils étaient prêts à accepter d'augmenter les recettes de l'État par le truchement des impôts, à condition d'accompagner ces hausses de revenus par des baisses des dépenses.

« Pour montrer notre sérieux, nous avons mis la question des revenus sur la table si cela s'accompagne de diminutions sensibles des dépenses. » — John Boehner, speaker républicain

Jusqu'ici, alors que les démocrates réclamaient des hausses d'impôts pour les plus nantis, les républicains s'opposaient à toute augmentation du fardeau fiscal.

Les deux partis ont jusqu'à la fin de l'année pour s'entendre et ainsi éviter le mur budgétaire, soit l'expiration d'allégements fiscaux adoptés sous George W. Bush et la mise en place automatique de réductions massives de dépenses, qui aurait pour effet, selon les économistes, de ramener le pays en récession.

Lisez aussi notre article Qu'est-ce que le mur budgétaire?

En plus d'éviter ce choc budgétaire et fiscal, les élus américains doivent trouver des moyens pour réduire progressivement leur déficit, qui surpasse les 1000 milliards de dollars par an depuis quatre ans. Pendant ce temps, la dette publique des États-Unis continue à grimper, à plus de 16 000 milliards de dollars.

Mercredi, le président Obama, réélu il y a 10 jours, a menacé de laisser expirer les réductions d'impôt de l'ère Bush si le Congrès montrait « trop d'entêtement », et refuse de relever les impôts des plus riches, soit les célibataires dont les revenus dépassent 200 000 $ et les couples qui gagnent plus de 250 000 $. En fait, il propose de hausser les impôts pour dégager 1600 milliards de dollars de plus sur 10 ans.

1600 milliards de dollars

Flaherty à l'affût

En visite vendredi à New York, le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a indiqué qu'il avait encouragé les Américains à trouver un terrain d'entente sur le mur budgétaire pour éviter une « glissade » de la production économique, tant aux États-Unis qu'au Canada.

« Le risque est très sérieux et ne doit pas être pris à la légère. Cela aura un impact plutôt rapide sur les autres économies, incluant celle du Canada. » — Jim Faherty, ministre des Finances

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