Chômage record en Grèce et plan de rigueur approuvé

Radio-Canada avec Reuters et Agence France-Presse
Manifestation près du Parlement grec dans la nuit de mercredi à jeudi Manifestation près du Parlement grec dans la nuit de mercredi à jeudi  Photo :  PC/AP Photo/Lefteris Pitarakis

Les députés grecs ont adopté dans la nuit de mercredi à jeudi le nouveau plan d'austérité réclamé par leurs créanciers, malgré les protestations de plus de 70 000 manifestants réunis devant le Parlement.

Athènes a adopté une série de mesures, comme une baisse des prestations de retraite allant jusqu'à 25 % et l'élimination des primes de vacances des fonctionnaires, totalisant 13,5 milliards d'euros. Cet autre plan d'austérité était conditionnel à l'octroi par ses prêteurs d'une tranche d'aide de 31,5 milliards d'euros pour recapitaliser des banques grecques.

Alors que la Grèce se dirige vers une sixième année de suite de récession, ces nouvelles concessions suscitent la désapprobation d'une partie grandissante de la population. Les perspectives continuent d'ailleurs à se dégrader, dont celles du marché du travail.

Toujours plus de sans-emploi

Pour un 39e mois de suite, le taux de chômage a progressé en Grèce en août, à 25,4 %. Il s'agit d'une progression de 3 dixièmes de point de pourcentage par rapport au mois précédent.

Depuis la crise économique de 2008, le taux de chômage a plus que triplé en Grèce, selon les données de l'Agence nationale grecque des statistiques (ELSAT), publiées jeudi.

Chez les jeunes de 15 à 24 ans, le taux chômage atteint 58 %, soit bien plus que les 20 % observés en août 2008.

La Grèce est le deuxième pays avec le taux de chômage le plus élevé de l'Union européenne, derrière l'Espagne. Le taux de chômage est de 25,5 % dans ce pays.

Les prévisions de la Commission européenne ne sont guère encourageantes pour les Grecs qui espèrent trouver bientôt un emploi. Le marché du travail devrait continuer à se dégrader l'an prochain et s'améliorer légèrement en 2014 avec un taux de chômage autour de 22 %.

Policiers grecs Policiers grecs  Photo :  PC/AP Photo Petros Giannakouris

Affrontements et mécontentement

Les manifestations dans la nuit de mercredi à jeudi près du Parlement grec, à Athènes, ont donné lieu à des échauffourées. Quelque 300 fauteurs de troubles ont bombardé les policiers de projectiles et de cocktails Molotov. Des grenades lacrymogènes ont été utilisées pour les disperser.

Mardi et mercredi, la Grèce a été paralysée par une autre grève générale, qui a touché autant l'éducation, que les transports, la santé et la distribution notamment. Il s'agissait de la troisième grève générale dans le pays en deux mois.

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