Le Canada, champion de la compétitivité fiscale

Vancouver Vancouver (archives)  Photo :  Yolande Morin

Des 14 plus grandes économies mondiales, le Canada se classe deuxième au chapitre de la compétitivité fiscale, tout juste derrière l'Inde et devant la Chine, selon la firme KPMG.

Vancouver occupe le deuxième rang, Toronto le cinquième et Montréal se classe en sixième position des 55 villes mondiales offrant les conditions fiscales les plus attrayantes pour les entreprises. KPMG signale également que chacune des 16 villes canadiennes analysées dépasse toutes les villes américaines à l'étude au chapitre de la compétitivité fiscale.

Pour établir son classement, KPMG compare les coûts d'exploitation des entreprises et l'ensemble de leur fardeau fiscal dans chaque pays et chaque ville visés par l'étude. La firme analyse notamment l'impôt sur le revenu des sociétés, l'impôt sur le capital, les taxes de vente, les impôts fonciers et les coûts de la main-d'oeuvre.

« Le cadre fiscal du Canada demeure très concurrentiel, un facteur crucial pour attirer les investissements étrangers, stimuler l'innovation et créer des emplois spécialisés qui contribuent à la prospérité des familles et des collectivités du pays », explique Denis Lacroix, associé, fiscalité, pour KPMG.

L'étude permet d'établir à 40,9 % l'avantage des coûts fiscaux canadiens par rapport à ceux en vigueur aux États-Unis. En comparaison, les conditions offertes en Inde permettent de couper de moitié (50,3 %) le fardeau fiscal d'une entreprise comparativement au marché américain de référence.

De tous les marchés à maturité, le Canada est le pays qui offre le meilleur avantage fiscal pour les entreprises, suivi du Royaume-Uni et des Pays-Bas. À l'opposé, la réglementation en vigueur en Allemagne alourdit le fardeau fiscal de 22 % comparativement à celui des États-Unis. Au Japon et en Italie, les règles fiscales augmentent les frais d'entreprises de 52 %, et de 79,7 % en France.

Selon KPMG, le Canada se démarque notamment dans les secteurs du numérique, offrant une économie de 83,5 % comparativement aux coûts fiscaux américains grâce aux incitatifs offerts par les différentes provinces.

Au chapitre de la recherche et du développement, les villes de Montréal, de Vancouver et de Toronto se classent aux trois premiers rangs des villes étudiées. KPMG appréhende toutefois une baisse de l'avantage à ce chapitre, puisque le gouvernement du Canada a annoncé des réductions de crédits d'impôt qui entreront en vigueur en 2014 dans ce secteur.

Dans le secteur de la fabrication, le Canada a chuté au classement en 2012, passant à la quatrième position derrière l'Inde, la Chine et le Mexique. La hausse des impôts fonciers, notamment, a eu une incidence importante sur le secteur.

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L'économie avec Gérald Fillion

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