Libre-échange Canada-Europe : Ottawa veut s'assurer du soutien de Québec

Le ministre fédéral du Commerce international, Ed Fast Le ministre fédéral du Commerce international, Ed Fast  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Le ministre fédéral du Commerce international, Ed Fast, prévoit rencontrer rapidement son homologue du Québec relativement à des informations remettant en doute le soutien de la province aux discussions sur un accord de libre-échange avec l'Europe.

Certains reportages ont laissé entendre que la nouvelle première ministre Pauline Marois pourrait bien se montrer moins enthousiaste envers ce projet que son prédécesseur, bien qu'il n'y ait pas eu d'annonce d'opposition aux négociations.

Les conservateurs fédéraux ont indiqué vouloir conclure l'accord de libre-échange avec l'Union européenne d'ici la fin de l'année, affirmant que celui-ci pourrait injecter 12 milliards de dollars dans l'économie sur une base annuelle.

M. Fast a dit vouloir poursuivre son approche de « collaboration » en matière de négociations, soulignant que les provinces étaient présentes à la table chaque fois qu'un dossier de compétence provinciale faisait l'objet de discussions.

Bien qu'il n'ait pas voulu s'exprimer directement sur l'impact éventuel de l'élection d'un gouvernement de centre-gauche et souverainiste au Québec sur les négociations, M. Fast a dit vouloir en discuter avec son homologue, sans doute Jean-François Lisée, le ministre des Relations internationales et du Commerce extérieur.

« Je m'attends à rencontrer très prochainement mon homologue à Québec pour discuter de plusieurs questions importantes pour les gouvernements fédéral et québécois », a-t-il dit.

Lors d'une conférence de presse, vendredi, le ministre Fast a dit toujours s'attendre à ce qu'une entente soit conclue avec l'UE d'ici la fin de l'année, sans toutefois rien promettre.

Les négociateurs européens se trouvaient à Ottawa depuis le début de la semaine, et une dernière séance de négociations de deux semaines est prévue pour la mi-octobre à Bruxelles.

Au dire de certains analystes, avec tant de dossiers devant encore être réglés, y compris les droits de propriété intellectuelle pour la recherche pharmaceutique, les subventions provinciales, les services bancaires et la gestion de l'offre des produits laitiers et de la volaille, les discussions pourraient fort bien se poursuivre en 2013.

« J'ai clairement indiqué, au cours de la dernière année et demie, que nous visions à conclure les négociations en 2012 », a cependant réitéré M. Fast.

« Nous en sommes désormais aux derniers détails qui doivent être réglés. Il s'agit de discussions animées, mais nous effectuons des progrès significatifs. »

Le ministre a donné peu de détails sur les différends séparant toujours les deux parties, bien qu'il ait laissé entendre qu'il désirait en arriver à une solution équilibrée en matière de brevets pharmaceutiques.

L'industrie canadienne de la recherche pharmaceutique est en faveur de l'accroissement de la protection des données utilisée pour breveter de nouveaux médicaments, afin de se coller à la période de 10 ans accordée en Europe, par rapport à celle de huit ans au Canada. Des détracteurs ont toutefois mis en garde contre ce resserrement, arguant que cela ralentirait la production de médicaments génériques, et mènerait à une augmentation du coût des médicaments au pays.


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L'économie avec Gérald Fillion

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