L'entreprise pharmaceutique Boehringer Ingelheim a annoncé mardi qu'elle mettait un terme à son programme de recherche en virologie, ce qui entraînera la fermeture de son centre de recherche de Laval et la perte de 166 emplois.
Il s'agit d'une décision stratégique, assure le vice-président responsable de la division de la recherche et du développement pour Boehringer Ingelheim, Dr Michel Pairet.
« Ça n'a rien à voir avec Montréal, avec le Canada, avec les conditions politiques, avec l'environnement financier ou avec l'expertise », dit-il.
« C'est une coïncidence que d'autres compagnies pharmaceutiques aient quitté la région elles aussi récemment », ajoute-t-il, soutenant que la décision de la multinationale allemande de s'installer au Québec n'était pas liée, à la base, aux crédits d'impôt offerts aux entreprises pharmaceutiques.
L'entreprise précise que la décision de fermer le centre de recherche de Laval ne « reflète aucunement le travail fait par les employés, [...] travail qui a toujours été de la plus haute qualité ».
Boehringer Ingelheim est une multinationale qui oeuvre dans le domaine pharmaceutique depuis 1885. Son siège social est situé à Ingelheim, en Allemagne. Elle compte 700 employés au Canada. Les chercheurs de Laval travaillaient sur des traitements pour le VIH/SIDA et le virus de l'hépatite C.