Des petits joueurs en faveur de l'achat d'Astral par Bell

Audience au CRTC : Bell réplique

Plusieurs petites entreprises télévisuelles, cinématographiques et médiatiques se sont prononcées vendredi en faveur du projet d'acquisition d'Astral par Bell.

Elles ont expliqué au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qu'il est préférable d'être de grande taille pour affronter des entreprises de divertissement en ligne comme Netflix et d'offrir du contenu canadien au plus grand auditoire possible.

Le président et chef de la direction de la maison de production télévisuelle Insight Production Company, John Burton, a ainsi déclaré que des entreprises comme Netflix, Apple TV, YouTube, Google et Facebook ne sont que la pointe de l'iceberg en ce qui concerne l'avenir de l'industrie au cours des prochaines années.

L'Association canadienne des distributeurs et exportateurs de films (ACDEF) s'est elle aussi positionnée en faveur de la transaction. Celle-ci créerait selon elle de nouvelles occasions de promouvoir les films canadiens et de rejoindre un public plus important. Le président de l'ACDEF, Ted East, a notamment applaudi l'intention de Bell de créer un service de films canadiens pour rivaliser avec Netflix.

De son côté, la Canadian Cable Systems Alliance s'est opposée à l'achat d'Astral par Bell en affirmant que la transaction donnerait à Bell un pouvoir trop important sur la programmation, avant d'ajouter que les consommateurs feraient ultimement les frais d'une concurrence amoindrie.

La présidente et chef de la direction de l'alliance, Alyson Townsend, a déclaré que la transaction placerait entre les mains de Bell le contrôle de la programmation de qualité offerte aux consommateurs canadiens, aussi bien en français qu'en anglais.

Le CRTC rendra sa décision dans 45 jours, au mois de novembre.


Radio-Canada a des réserves par rapport au projet de fusion Bell-AstralAu dernier jour des audiences publiques du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) sur l'achat d'Astral par Bell, la Société Radio-Canada (SRC) fait part de ses inquiétudes au sujet de la création et du financement d'un service de nouvelles national tel qu'annoncé par Bell.

Dans un courrier adressé au CRTC, la SRC dénonce le contenu du projet proposé par le comité mixte BCE/Astral. Ce dernier prévoit en effet notamment la création d'un nouveau service de nouvelles en continu et en français, qui serait établi à Montréal. Or, la SRC rappelle dans sa lettre que ce type de services de nouvelles sont placés dans la « catégorie C », qui en font des « services concurrentiels ».

La société d'État dénonce un abus de procédure et une « tentative extraordinaire de saper la concurrence ».

Si cette fusion était validée par le CTRC, Bell Media serait à la tête de plus de 100 chaînes de radio et près de 90 chaînes de télévision.

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