Un bungalow de Boisbriand
Photo : Vincent Champagne
Pour un troisième trimestre consécutif, l'accessibilité à la propriété s'est dégradée au Canada au cours des mois d'avril, de mai et de juin, selon la Banque Royale.
« Au deuxième trimestre, la situation du marché est restée plutôt équilibrée dans l'ensemble du pays, ce qui a donné lieu à des hausses de prix, qui ont à leur tour entraîné une baisse de l'accessibilité », a déclaré Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef pour la RBC.
La mesure d'accessibilité à la propriété de RBC exprime la proportion du revenu avant impôts qu'un ménage doit consacrer aux coûts de possession d'une propriété. Au deuxième trimestre de 2012, un ménage devait consacrer 43,4 % de son revenu en moyenne à l'achat d'une maison de plain-pied, soit 0,2 point de pourcentage de plus qu'au trimestre précédent.
Pour les maisons de deux étages, l'augmentation est de 6 points de pourcentage, à 49,4 % du revenu avant impôts. La mesure relative aux appartements en copropriété est restée inchangée, à 28,8 %.
« La proportion dans laquelle les plus récents niveaux dépassent les moyennes historiques est moindre si l'on exclut des calculs la région de Vancouver », précise le rapport de RBC. Pour une maison de plain-pied, un ménage doit consacrer 91 % de son revenu dans la région de Vancouver, contre 88,8 % au trimestre précédent. Cette proportion atteint 54,5 % à Toronto (en hausse de 0,9 %), 41,9 % à Ottawa (inchangé), 40,4 % à Montréal (en baisse de 1 %) et 36,7 % à Calgary (inchangé).
Règle générale, il devrait être de plus en plus difficile pour les Canadiens de devenir propriétaires au cours des prochaines années, selon les économistes de la Banque Royale. Le resserrement des règles hypothécaires annoncé en juin et une hausse possible des taux hypothécaires pourraient nuire aux projets des nouveaux acheteurs.
« Dans l'hypothèse où la crise européenne reste circonscrite et où le gouvernement américain s'attaque aux difficultés budgétaires, nous nous attendons à ce que la Banque du Canada commence à ramener à la normale les taux d'intérêt au début de l'an prochain. Cela pourrait causer une détérioration accrue de l'accessibilité » explique Craig Wright.