Les profits de Best Buy fondent de 90 %

Radio-Canada avec Associated Press
Logo de Best Buy (archives)  Photo :  AP Photo/J Pat Carter

Best Buy a vu ses profits s'effondrer de 90 % au deuxième trimestre, à 12 millions de dollars américains, comparé à 128 millions l'an dernier. Le détaillant américain de produits électroniques justifie ces résultats par des ventes décevantes et des coûts de restructuration.

Les revenus de l'entreprise ont fondu de près de 3 % à 10,55 milliards de dollars américains. Les analystes anticipaient cependant un bénéfice de 0,31 $US par action et des revenus de 10,65 milliards.

L'action du géant de l'électronique par ailleurs a reculé mardi de 1,38 %, et valait 17,91 $ à la clôture des marchés.

Selon le détaillant, ses activités internationales, qui génèrent plus du quart de ses ventes, ont fléchi, notamment à cause de la baisse des ventes provenant de ses magasins au Canada et en Chine. Le déclin a atteint 1,6 % aux États-Unis et 8,2 % à travers le monde.

Best Buy, propriétaire de Future Shop, est encore à ce jour le plus important détaillant de produits électroniques aux États-Unis. L'entreprise a expliqué qu'elle a observé une augmentation des ventes de tablettes électroniques, de téléphones portables et de lecteurs de livres numériques notamment. Ces transactions auraient compensé le recul des ventes de consoles de jeu, de produits d'imagerie numérique, de téléviseurs et d'ordinateurs portables.

Davantage de vente en ligne

La vente en ligne occupe de plus en plus de place dans les habitudes des consommateurs. Ce phénomène touche beaucoup de détaillants de produits électroniques qui voient l'achalandage en magasin diminuer. Aux États-Unis, par exemple, 22 % des achats d'objets électroniques se font par le Web.

« Apple vend pour approximativement 6 milliards par année sur le Web, alors que Best Buy vend pour environ 2,5 milliards par année. Et c'est à peu près la même chose pour Dell qui vend pour essentiellement 5 milliards par année. Ces chiffres-là font en sorte que vous avez des concurrents », explique Jacques Nantel, professeur titulaire en marketing aux Hautes Études commerciales de Montréal.

Selon M. Nantel, pour Best Buy, la seule façon de garder sa place dans la vente au détail de produits électroniques, c'est de réduire le nombre de ses succursales et d'offrir des services ne pouvant être offerts autrement qu'en magasin. Il concède toutefois qu'une telle restructuration pourrait entraîner des pertes d'emplois.

Avec les informations de Raphaël Bouvier-Auclair

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