Baisse de 41 % des transactions dans le secteur minier

Une mine à ciel ouvert Une mine à ciel ouvert

Un rapport d'Ernst & Young affirme qu'au cours du premier semestre de 2012, la valeur des transactions dans le secteur minier a baissé de 41 % au Canada, par rapport à la même période l'an dernier.

Le volume des transactions, quant à lui, aurait chuté de 26 %.

La firme attribue cette situation à l'incertitude mondiale et à la volatilité des marchés, et estime qu'une baisse de valeur et de volume des transactions est également constatée ailleurs dans le monde. Leur valeur totale s'élevait à 55,7 milliards de dollars américains, soit une baisse de 19 % rapport à l'année précédente.

Ernst & Young précise par ailleurs que le regain d'activité dans le secteur des mines et métaux en juin indique un retour de conditions favorables pour les fusions et acquisitions.

Ce sont les coûts d'investissement comme les redevances qui sont considérés comme des facteurs de risque par les sociétés minières.

Zahid Fazal, leader de l'équipe affectée au Plan Nord et du secteur des mines et métaux d'Ernst & Young au Québec, affirme que pour les entreprises du secteur des mines, les frais comme les redevances et les salaires influencent leur décision de faire ou non un investissement.

« Ce n'est pas non plus en laissant quelques redevances qui sont encore peau de chagrin, au Canada, qu'on fait fluctuer les cours des compagnies minières. » — Jacques Fortin, professeur titulaire à l'école des Hautes Études commerciales de Montréal

Éric Tétreault, directeur des communications chez ArcelorMittal, estime quant à lui que « le Québec a un régime qui impose 16 % aux compagnies. Dans notre cas, ArcelorMittal, c'est 400 millions de dollars en redevances que nous avons versés au gouvernement du Québec dans les deux dernières années. »

L'entreprise ajoute même qu'une hausse des redevances mettrait en péril certains contrats dont bénéficie le Québec.

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