La marque Facebook
Photo : Joerg Koch/AP
Les déboires en bourse du site de réseautage Facebook (NASDAQ:FB) se sont poursuivis jeudi avec la fin d'une période de blocage qui interdisait à des actionnaires historiques de vendre leurs titres. À la clôture, l'action s'échangeait à 19,88 $, soit un recul de plus de 6 % par rapport à la veille.
Quelque 271 millions d'actions de plus peuvent être négociées sur les marchés. Lors de son entrée en bourse, Facebook avait prévu plusieurs périodes de blocage pour éviter un afflux trop marqué de titres sur le marché. La première a expiré jeudi.
Certains de ceux qui étaient déjà actionnaires de Facebook avant son entrée en bourse, le 17 mai dernier, peuvent maintenant se départir de leurs actions s'ils le désirent, explique l'analyste Scott Kessler de S&P Capital IQ. Il cite notamment le cas de Microsoft, de la banque Goldman Sachs ou encore de Peter Thiel, un membre du conseil d'administration de Facebook.
Au cours des neuf prochains mois, c'est quelque 1,9 milliard d'actions qui pourraient changer de mains, ce qui fera quadrupler le nombre d'actions de Facebook en circulation, de quoi faire fluctuer davantage le cours de titre du réseau social au Nasdaq.
Au début août, le titre de Facebook est descendu sous les 20 $ l'action après une entrée en bourse à 38 $ et un sommet de 45 $ à sa première séance. Le titre valait mercredi 21,20 $. Le mois dernier, Facebook annonçait une perte de 157 millions de dollars.
En fait, Facebook, qui vaut plus de 50 milliards de dollars, a perdu près de 40 milliards en capitalisation boursière depuis son entrée en bourse, soit la pire performance pour une grande introduction en bourse, selon les données compilées par Bloomberg.
Au cours des derniers jours, le directeur financier de Facebook, David Ebersman, a rencontré de grands investisseurs touchés par la fin d'une période de blocage afin de tenter de la convaincre de ne pas se départir de leurs titres. Il aurait insisté notamment sur le potentiel publicitaire du site, surtout pour les appareils portables.