Lotto 6/49 (archives)
À compter du 27 août, les Québécois pourront acheter sur Internet des combinaisons de Lotto Max, Lotto 6/49, Québec 49, Banco et Extra. Pour Loto-Québec, cette offre en ligne vise à rejoindre les nouvelles habitudes de consommation de sa clientèle.
Selon ses prévisions, basées sur l'observation des ventes de loterie en ligne ailleurs au Canada, la société d'État espère réaliser 1 à 2 % de ses transactions sur le web. « C'est un marché relativement peu important », convient Marie-Claude Rivet, directrice adjointe des relations presse de Loto-Québec. « Mais, il reste que le web est un incontournable pour Loto-Québec et ses produits, comme pour les autres », ajoute-t-elle.
Après avoir créé leur compte client en s'inscrivant à la plateforme espacejeux.com, les internautes pourront acheter de la loterie depuis leur ordinateur, leur téléphone intelligent ou leur tablette numérique. Les gains de moins de 50 000 $ seront versés directement dans le compte client. Au-delà, les gagnants devront se présenter aux bureaux de Loto-Québec à Montréal ou à Québec.
Cette nouvelle offre, dévoilée en novembre 2011, a été « développée en collaboration avec les détaillants », signale Marie-Claude Rivet. Ces derniers, plutôt sceptiques à l'automne dernier, ont semble-t-il été entendus, eux qui craignaient une perte de revenus.
Les consommateurs auront en effet la possibilité de désigner un détaillant lors de leurs achats en ligne. En cas de gain, l'intéressé recevra alors la même commission que s'il avait vendu un produit dans son magasin. Si aucun détaillant n'a été mentionné sur un billet gagnant, un pourcentage des achats sera reversé à l'ensemble des points de vente, au prorata de leurs chiffres d'affaires.
Du côté des professionnels de santé, ces loteries en ligne soulèvent des questions. « Les joueurs vont devoir s'ouvrir un compte. Qui nous dit que Loto-Québec ne va pas se servir de cette plateforme pour lancer des opérations marketing? », s'interroge Jean-François Biron, spécialiste des questions de dépendance à la Direction de la santé publique de Montréal. Il redoute notamment que l'offre soit mal encadrée et qu'elle permette à la société d'État d'attirer ses clients vers d'autres jeux, comme le poker en ligne.