La création d'emplois a été plus forte que prévu en juillet aux États-Unis, malgré un taux de chômage qui a légèrement augmenté, à 8,3 %, une nouvelle qui a propulsé les marchés boursiers vendredi.
L'économie américaine a créé en juillet 163 000 emplois de plus qu'elle n'en a perdu, sa plus forte progression depuis février, indique le département du Travail dans son rapport mensuel sur l'emploi.
Le solde net des embauches dans le pays apparaît ainsi en très nette hausse par rapport à juin, où ce chiffre a été révisé à la baisse de 80 000 à 64 000, surclassant la prévision médiane des analystes qui tablaient sur 100 000.
Les économistes s'attendaient en revanche au maintien à 8,2 % du taux de chômage. Avec un taux de 8,3 %, le chômage touche désormais 12,8 millions d'Américains.
Depuis le début de l'année, le nombre d'emplois créés aux États-Unis a atteint chaque mois en moyenne 151 000, s'inscrivant en légère baisse par rapport à la moyenne mensuelle de 2011, selon les chiffres du département du Travail.
Les gains d'emplois en juillet ont profité à tous les secteurs de l'activité économique. Le secteur manufacturier a créé 25 000 nouveaux postes, sa meilleure performance depuis le mois de mars. Les restaurants et bars ont embauché 29 000 nouveaux employés, contre 7000 pour les détaillants.
Les services d'éducation et de santé ont eu besoin de 38 000 nouveaux travailleurs, mais les gouvernements ont retranché 9000 postes.
Le salaire horaire moyen s'est apprécié de 2 ¢US, pour une hausse de 1,7 % depuis un an.
La Maison-Blanche et les bourses saluent la nouvelle
La Maison-Blanche a réagi aux chiffres publiés en estimant qu'ils constituaient une nouvelle preuve de la poursuite de la reprise de l'économie et en minimisant la hausse du taux de chômage, jugé « fondamentalement inchangé ».
Certains analystes se montrent toutefois prudents.
« Nous sommes toujours dans un contexte où la productivité ralentit, où la croissance des profits ralentit, et nous ne pensons pas que cela constitue un environnement solide pour constater des créations d'emploi significatives », souligne Tom Porcelli, économiste chez RBC Capital Markets.
Cette nouvelle sur les créations d'emploi a néanmoins fait bondir les indices boursiers. À la fermeture, à New York, les principaux indices avaient gagné près de 2 %. Du côté européen, les gains allaient de plus de 2 % à Londres à plus de 6 % à Milan.
Les bourses européennes effacent ainsi en bonne partie le recul de jeudi. Les marchés s'attendaient à de nouvelles mesures de la part de la Banque centrale européenne, qui ne compte pas intervenir avant septembre.