Un bâtiment de la HSBC à Londres (archives)
Photo : AFP/Ben Stansall
La Banque HSBC a dévoilé des profits en baisse au premier semestre, après avoir dû mettre de côté 2 milliards de dollars de provisions, dont 700 millions dans le cadre des enquêtes aux États-Unis sur le blanchiment d'argent.
« Nous nous excusons pour nos erreurs passées en matière de contrôle contre le blanchiment d'argent », a déclaré le directeur général de HSBC, Stuart Gulliver, en ajoutant que la priorité de la direction était d'améliorer la gestion des risques ainsi que la conformité aux lois et règlements.
La banque précise d'ailleurs que le montant des amendes dans le cadre des enquêtes sur le blanchiment d'argent des autorités américaines pourrait être « sensiblement plus élevé » que les 700 millions de dollars en provision.
Il y a deux semaines, un rapport du Sénat américain accusait la HSBC d'avoir aidé des clients à blanchir de l'argent lié au trafic de la drogue et au financement du terrorisme. Selon les documents, la banque aurait accepté 15 milliards de dollars, provenant de sources hautement à risque de blanchiment, notamment au Mexique, en Russie, en Iran et en Syrie. L'institution disait alors être en voie de fermer 20 000 comptes bancaires aux îles Caïmans en lien avec ces révélations.
Dans les heures suivantes, le responsable chargé du respect de la réglementation de la banque britannique, David Bagley, a annoncé sa démission au moment où il témoignait devant une commission du Sénat américain.
Par ailleurs, le bénéfice net de la banque a reculé de 8 % à 8,44 milliards de dollars américains pour le premier semestre. Ses revenus ont progressé de 3 % à 43,7 milliards de dollars.
Les résultats de la HSBC ont aussi été plombés par une provision de 1,3 milliard de dollars liés à des compensations de clients au Royaume-Uni, où les banques font face à de nombreux litiges liés à des ventes forcées d'assurances crédits.
Aussi le Libor
La HSBC figure aussi du nombre des banques qui seraient liées au scandale de manipulation des taux interbancaires, dont le Libor. M. Gulliver a précisé avoir transmis aux régulateurs des informations sur ce sujet, mais il a ajouté qu'il était encore trop tôt pour spéculer sur l'issue de l'affaire ou pour évaluer son coût potentiel pour son institution.