En période d'inflation, les consommateurs canadiens comparent davantage les prix.
Photo : PC/Damian Dovarganes
L'économie américaine a continué à s'engourdir au deuxième trimestre, comme le laissaient présager plusieurs indicateurs économiques. Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) a été de 1,5 % d'avril à juin comparativement à 2 % pour les trois premiers mois de l'année.
La croissance au deuxième trimestre a été notamment stimulée par une progression des exportations (+5,3 %) et par la consommation des ménages (+1,5 %). La réduction des dépenses publiques a toutefois limité la hausse du PIB américain.
C'est le plus faible taux de croissance depuis le troisième trimestre de 2011, ce qui alimente les attentes de voir la Réserve fédérale américaine injecter davantage de fonds dans l'économie. « L'économie peine à garder son altitude », souligne l'économiste en chef à Comerica à Dallas, Robert Dye.
Une croissance de 2 % ou moins n'est pas suffisamment robuste pour permettre un recul du taux de chômage, qui atteignait 8,2 % le mois dernier aux États-Unis. D'ailleurs, la plupart des économistes ne prévoient pas de hausse marquée du PIB pour la deuxième moitié de l'année.
La crise de la dette en Europe et celle du budget qui se dessine de nouveau aux États-Unis assombrissent les perspectives. Ce contexte accentue la pression sur le président, Barack Obama, qui sollicite un second mandat à la Maison-Blanche.
Le département du Commerce a par ailleurs révisé à la hausse à 2 % la croissance du PIB pour le premier trimestre. La précédente estimation était de 1,9 %.