Or noir à vendre

L'achat de Nexen par la Chine soulève des critiques aux États-Unis

  |  Radio-Canada avec Reuters
Un Chinois devant le siège social de CNOOC Un Chinois devant le siège social de CNOOC  Photo :  PC/AP

Le gouvernement américain devrait interdire le rachat de l'entreprise énergétique Nexen de Calgary par la Chine, selon un sénateur démocrate bien en vue, tant que Pékin n'ouvrira pas entièrement ses marchés aux entreprises américaines.

Dans une rencontre à venir vendredi avec le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, l'élu démocrate Charles Schumer, expliquera qu'il souhaite que le comité américain des investissements étrangers s'oppose à l'offre d'achat de 15,1 milliards de dollars américains de China National Offshore Oil Company (CNOOC), une société contrôlée par l'État chinois. Dans une ébauche de lettre, obtenu par l'agence Reuters, M. Schumer suggère que la transaction soit approuvée seulement si la Chine s'engage explicitement à ouvrir ses marchés aux entreprises américaines.

Environ 10 % des actifs de Nexen, une entreprise gazière et pétrolière dont le siège social est en Alberta, sont aux États-Unis. CNOOC a déjà demandé au comité américain sur les investissements étrangers de se pencher sur son offre d'achat.

Si la transaction est approuvée, il s'agirait de la plus importante acquisition outremer de la Chine, qui accentuerait ainsi son contrôle du secteur énergétique en Amérique du Nord.

Plus tôt cette semaine, le premier ministre canadien, Stephen Harper, a prévu qu'il ne fallait pas tirer des conclusions hâtives de la position d'Ottawa sur l'offre d'achat chinoise. La proposition sera analysée, a-t-il déclaré, pour évaluer si elle représente un avantage net pour le Canada, comme le requiert la Loi sur Investissement Canada.

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