Photo : Paul Sakuma
La majorité des personnes mises à pied dans le secteur manufacturier ontarien qui ont retrouvé un emploi ont maintenant des conditions moins avantageuses, selon une étude réalisée pour le compte du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile.
Les auteurs de cette étude ont suivi 260 travailleurs mis à pied dans trois usines ontariennes, de Scarborough, Kitchener et Brampton. Selon leurs données, un travailleur sur cinq a eu besoin de plus d'un an pour se retrouver un emploi.
De plus, ceux qui travaillent ont de la difficulté à trouver emploi à temps plein et ils gagnent souvent moins que dans le cadre de leur emploi précédent.
Certains ont un salaire deux fois moins élevé qu'auparavant. Ils ont aussi peu ou pas du tout d'avantages sociaux.
Le tiers des travailleurs sondés disent avoir connu des problèmes de santé à cause de leur mise à pied, et 4 sur 10 ont eu du mal à rembourser leurs dettes.
L'Ontario a perdu plus de 300 000 emplois en 7 ans. Près la moitié d'entre eux ont été perdus pendant la récession de 2008-2009.
Selon le président des TCA, Ken Lewenza, le secteur manufacturier « n'a pas assez l'attention de l'Ontario et du fédéral ».
M. Lewenza aimerait que le gouvernement fédéral convoque un sommet sur l'emploi avec les employeurs du secteur et les ministères concernés afin d'identifier des stratégies pour remédier à cette situation.