Des députés du Parti communiste manifestent contre l'adhésion de la Russie à l'OMC.
Photo : AFP/ANDREY SMIRNOV
La Douma, la chambre basse du Parlement russe, a ratifié, mardi, le protocole d'adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), au terme de 18 ans de difficiles négociations. La Russie en deviendra le 156e membre dans 30 jours.
Le texte d'adhésion doit encore être approuvé par la chambre haute du Parlement, le Conseil de la Fédération, puis signé par le président russe, Vladimir Poutine, avant d'entrer en vigueur.
La Russie était jusqu'alors la seule grande puissance à ne pas encore faire partie de l'OMC. Elle avait obtenu le feu vert en décembre dernier des pays membres de l'organisation et disposait de six mois pour ratifier son adhésion.
Une adhésion controversée
Seuls les 238 députés du parti au pouvoir, Russie unie, ont voté pour l'arrivée de Moscou dans l'OMC. L'opposition estime qu'après l'entrée du pays au sein de l'organisation, de nombreuses entreprises russes feront faillite.
Rassemblés mardi matin devant la Douma, une cinquantaine de députés du Parti communiste brandissaient des pancartes avec les inscriptions « L'OMC va étrangler la Russie » ou « L'entrée dans l'OMC est le chemin vers le gouffre ».
Le ministre russe de l'Économie, Andreï Beloussov, estime pour sa part que si l'entrée dans l'OMC présentait certains risques, ils seraient contrebalancés par des avantages, comme l'accès, pour les consommateurs, à un choix plus large de produits de qualité et à de meilleurs prix.
S'adressant à la Douma, le ministre a reconnu que certains secteurs risquaient de subir les contrecoups de cette intégration. Il a cependant rappelé que son gouvernement avait pris des mesures pour soutenir les entreprises russes.
En vertu de l'entente conclue avec l'OMC, les tarifs douaniers sur les produits d'importation passeront de 9,5 % actuellement à environ 6 % en 2015.
Le mandat de l'OMC est de s'occuper des règles régissant le commerce entre les pays.