Le premier ministre grec Antonis Samaras est applaudi par ses ministres à l'issue du vote de confiance du Parlement grec le 9 juillet 2012.
Photo : AFP/LOUISA GOULIAMAKI
Le gouvernement de coalition d'Antonis Samaras a obtenu la confiance du Parlement grec tôt lundi matin, après avoir exposé les grandes lignes de son plan pour accélérer les privatisations, redresser l'économie et regagner la confiance des bailleurs de fonds.
C'est un premier test réussi pour le gouvernement de coalition en Grèce. Les 179 députés des trois partis qui appuient le gouvernement, soit Nouvelle Démocratie (droite), le Pasok (socialiste) et la Gauche démocratique (gauche modérée) ont tous voté pour.
« Nous l'avons dit et répété, la seule manière d'éviter la banqueroute et une sortie de l'euro est de privilégier la croissance et les investissements », a déclaré le chef du gouvernement lors d'un discours prononcé avant le vote de confiance.
Les 121 autres parlementaires s'étant prononcés contre appartiennent notamment à la Coalition de la gauche radicale (Syriza), aux Grecs indépendants (droite nationaliste), à l'Aube Dorée (extrême droite) et au KKE (communiste).
« Le plan d'aide est un crime politique et économique imposé au pays par la troïka (FMI, BCE, UE) », a déclaré Alexis Tsipras, chef de file de la gauche radicale du Syriza, qui s'oppose fortement au plan d'austérité.
En réaction, le premier ministre Antonis Samaras l'a accusé de « terroriser » d'éventuels investisseurs avec ses propos et de faire partie d'un « lobby favorable au retour de la drachme ».
« La seule voie pour échapper à la faillite passe par la croissance et les investissements dans le pays, alors que vous, vous parlez toujours de plus d'État. L'objectif du gouvernement est de garantir la place de la Grèce dans la zone euro, en réponse à ceux qui veulent la saper », lui a-t-il rétorqué, lors du débat parlementaire qui s'est conclu par le vote de confiance.
Le mandat que vient de se donner le gouvernement de coalition est destiné à convaincre les ministres des Finances de la zone euro - qui doivent se réunir lundi à Bruxelles - que la Grèce est repartie sur la bonne voie. Le pays connaît sa cinquième année de récession et le chômage touche désormais près d'une personne sur quatre.