La récession se creuse en Espagne

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le ministre espagnol de l'Économie, Luis De Guindos Le ministre espagnol de l'Économie, Luis De Guindos  Photo :  PC/AP Photo/Andres Kudacki

La contraction de l'économie espagnole devrait être plus marquée au deuxième trimestre que lors des trois premiers mois de l'année au vu des indicateurs économiques, a indiqué mercredi la Banque d'Espagne dans son rapport mensuel.

Fin mai, le ministre espagnol de l'Économie, Luis De Guindos, prévoyait pourtant que le PIB du pays reculerait au deuxième trimestre dans une proportion « similaire » au premier, soit une baisse de 0,3 %, ce qui avait alors marqué le retour de Madrid en récession.

Parmi les indicateurs qui permettent à la Banque d'Espagne d'entrevoir une récession plus accrue au deuxième trimestre, il y a la baisse de la confiance des particuliers et des petits commerçants, dans un contexte de taux de chômage record dans la zone euro, ainsi que le recul des ventes de voiture, qui s'est accéléré en mai.

Initialement, Madrid tablait sur une contraction de 1,7 % de son PIB pour l'ensemble de 2012.

La banque centrale souligne aussi les difficultés de Madrid à emprunter sur les marchés, qui exigent des taux record. « Ces dernières semaines, l'économie espagnole a été très fortement touchée par l'aggravation des tensions sur les marchés financiers de la zone euro », indique la Banque d'Espagne dans son rapport.

Les prévisions de la banque centrale sont généralement confirmées dans les jours suivants par les chiffres officiels du gouvernement.

Une situation insoutenable

Par ailleurs, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s'est dit déterminé à se battre pour que l'Union européenne accorde aux banques espagnoles une aide directe et non par l'intermédiaire de son gouvernement.

Lors d'un discours devant le Parlement, juste avant de s'envoler pour Bruxelles pour le sommet européen de jeudi et vendredi, il a rappelé que son pays ne pourrait pas continuer longtemps à refinancer sa dette sur les marchés aux taux d'intérêt actuels. Sur 10 ans, Madrid doit payer plus de 6,8 % d'intérêts comparativement à un peu plus de 1,5 % pour Berlin.

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