Téléphones BlackBerry (archives)
Photo : AFP/Damien Meyer
Le titre du fabricant du BlackBerry, Research in Motion (RIM), a reculé à nouveau mardi, après avoir chuté lundi de 7,5 % à la Bourse de Toronto, à la suite d'une décote de la firme d'investissement Morgan Stanley.
Le titre a terminé en baisse de 2 %, à 9,17 $, à la Bourse de Toronto, mardi, atteignant son plus bas niveau depuis 2003. À son apogée en 2008, le titre se négociait à plus de 148 $.
La décote lundi est survenue à la suite de la publication d'un article du Sunday Times, selon lequel la société envisageait notamment de vendre sa division de fabrication d'appareils. RIM a démenti ces rumeurs.
Pour justifier sa décote, Morgan Stanley estimait de son côté que la société ontarienne était ébranlée dans ses fondements et que les seules façons pour elle de continuer à croître étaient de considérer une option stratégique ou de vendre une division.
Les rumeurs voulant que RIM soit vendue ou scindée en plusieurs entités se sont amplifiées plus tôt cette année, après que la société eut embauché JP Morgan Chase et RBC Marchés des capitaux pour l'aider à évaluer ses options stratégiques.
Les derniers résultats trimestriels de RIM sont attendus jeudi. Les analyses s'attendent à un profit d'un cent par action et à des revenus de 3,13 milliards de dollars.
La compagnie a commencé à supprimer des emplois la semaine dernière dans le cadre d'un plan pour réaliser des économies de 1 milliard de dollars d'ici la fin de l'année financière 2013.
La compagnie a dû se résoudre à restructurer ses activités après avoir vu sa part de marché fondre au profit de l'iPhone d'Apple et de téléphones intelligents munis du système d'exploitation Android de Google.
RIM mise sur le lancement de son système d'exploitation BlackBerry 10 et d'une nouvelle ligne de téléphones intelligents BlackBerry pour conserver sa clientèle qui privilégie de plus en plus d'autres appareils, en particulier aux États-Unis.
Cependant, certains observateurs jugent que les efforts de la société ne sont pas assez prometteurs et qu'ils surviennent trop tard, et s'attendent à ce que la société soit ultimement vendue.