Courtiers à la Bourse de Madrid
Photo : AFP/Javier Soriano
Le rebond des bourses a été de courte durée en Europe lundi au lendemain de la victoire des conservateurs en Grèce, qui sont plus favorables à l'austérité. Les marchés redoutent toujours une contagion de la crise à l'Espagne ou l'Italie alors que les négociations sont en cours à Athènes pour former un gouvernement de coalition.
En fait, les marchés craignent que la facture soit encore plus élevée pour garder la Grèce dans la zone euro et, comme les montants réservés à la stabilisation de l'économie sont limités, que cela se fasse au détriment d'autres pays en difficulté, comme l'Espagne ou l'Italie.
À Athènes, la Bourse s'appréciait de plus de 3,6 % en après-midi. À Francfort, le DAX enregistrait des gains de 0,3 %. Le CAC 40, à Paris, perdait près de 0,7 % et le FTSE 100 à Londres progressait de 0,2 %.
En Amérique du Nord, les bourses ont ouvert en recul. Le Dow Jones perdait environ 0,25 % vers 13 h. À Toronto, le S&P/TSX gagnait plus d'un tiers de point de pourcentage.
Par ailleurs, un porte-parole du gouvernement allemand, Georg Streiter, a déclaré que ce n'était pas le moment d'octroyer une marge de manoeuvre supplémentaire à la Grèce ou des délais supplémentaires. Les conservateurs grecs ont fait campagne en réclamant une plus grande flexibilité pour la mise en oeuvre de mesures d'austérité.
De son côté, le Fonds monétaire international, le FMI, s'est dit prêt à discuter avec le prochain gouvernement à Athènes.
La situation économique en Europe sera au coeur des pourparlers au Sommet du G20 qui s'ouvre lundi à Los Cabos, au Mexique. Certains pays pourraient sommer les Européens à en faire davantage pour juguler la crise qui fragilise la zone euro.