Le Fonds de solidarité FTQ et Capital régional et coopératif Desjardins annoncent qu'ils investissent 100 millions de dollars dans la Coop fédérée, la plus grande entreprise agroalimentaire au Québec, présente également ailleurs au Canada.
Le Fonds de solidarité FTQ acquiert 50 millions de dollars d'actions privilégiées de l'entreprise, alors que Capital régional et coopératif Desjardins, en plus de se procurer 25 millions de dollars d'actions privilégiées, convertira en actions privilégiées d'ici août 2015 une dette de 25 millions de dollars contractée par la coopérative.
Selon la Coop fédérée, les sommes investies serviront pour les besoins généraux, ainsi qu'au soutien de la croissance de l'entreprise.
« Ce n'est pas un fonds dédié, c'est un fonds général qui va aller dans nos programmes de développement. Chaque année, on étudie une trentaine de projets, dont une dizaine vont faire l'objet d'un travail plus sérieux. [...] On va privilégier sans doute le pétrole, la quincaillerie et l'agriculture, les trois plus importants pour nous actuellement, qui ont été un peu orphelins du fait qu'on n'avait pas beaucoup de capitalisation », précise Claude Lafleur, chef de la direction de la Coop fédérée.
Claude Lafleur donne entre autres l'exemple de la bannière de stations-service Sonic, qui pourrait éventuellement aller vers l'achat de compétiteurs, en plus d'investir dans son système informatique et dans son réseau de distribution de propane.
« Je vous dirais que c'est un financement audacieux. [...] C'est important pour nous, car ce n'est pas un emprunt. Il y a beaucoup de multinationales présentes au Québec et au Canda qui prennent notre place de plus en plus. Et ça, c'est un moyen de freiner cette tendance-là », indique M. Lafleur.
Le premier vice-président au développement corporatif et à l'investissement du Fonds de solidarité FTQ, Gaétan Morin
De son côté, le premier vice-président au développement corporatif et à l'investissement au Fonds de solidarité FTQ, Gaétan Morin, semble très fier de voir cette entente conclue.
« Vous savez notre travail au Fonds de solidarité, c'est de canaliser l'épargne des Québécois vers de très belles entreprises du Québec, et la Coop fédérée et un fleuron au Québec. [...] C'est un risque que je qualifierais de faible. C'est une entreprise qui est en croissance », lance-t-il.
