L'ex-conseillère financière Carole Morinville, accusée avec son adjointe Annie Berger d'une fraude de plus de 3 millions de dollars à l'endroit d'une soixantaine d'investisseurs, subira finalement son enquête préliminaire en mai 2013, plus de deux ans après avoir été arrêtée.
Les négociations qui avaient cours depuis plusieurs mois pour tenter de couper court aux procédures judiciaires et pour que Mme Morinville plaide coupable ont échoué. Les deux parties n'ont pas réussi à s'entendre sur les faits.
Lors de son dernier passage à la cour, Carole Morinville avait dit au tribunal par la voix de son avocate qu'elle entendait plaider coupable, mais vendredi matin, devant l'échec des négociations, les deux parties ont plutôt décidé de procéder à l'enquête préliminaire. La cause est remise à l'année prochaine en raison de l'engorgement des tribunaux et des autres occupations des avocates de la défense.
Une des victimes de l'ex-conseillère, Marie-Noëlle Déry, promet d'être présente tout au long des procédures. Mme Déry aurait souhaité que le dossier se règle dès aujourd'hui, mais elle croit toutefois que grâce à l'enquête préliminaire, les faits dans cette affaire seront exposés et que la culpabilité de Carole Morinville sera établie.
La date exacte de la comparution n'a pas encore été fixée.
Carole Morinville a déjà plaidé non coupable à des accusations de fraude, d'entrave à la justice et de fabrication de faux documents.
Selon l'Autorité des marchés financiers, au moins une soixantaine d'investisseurs ont perdu quelque 3,5 millions de dollars en raison de ses malversations.
En octobre dernier, Carole Morinville a été reconnue coupable de quatre infractions par la Chambre de sécurité financière, qui l'avait radiée provisoirement en juillet 2010.