Parlement grec
Photo : AFP/Aris Messinis
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi qu'il suspendait ses contacts avec la Grèce jusqu'aux nouvelles élections législatives, prévues le 17 juin.
Ce choix est logique, compte tenu du fait que le gouvernement intérimaire qui a pris ses fonctions jeudi ne devrait pas avoir de Parlement à sa disposition. Celui-ci doit en principe être dissous vendredi, conformément à la Constitution du pays. Le gouvernement transitoire sera donc incapable d'appliquer les mesures d'austérité que demande le FMI à la Grèce en échange d'une aide financière.
De plus, le FMI a insisté ces derniers mois pour dire qu'il souhaitait que son programme économique soit soutenu par l'opinion publique grecque.
En mars, le FMI a accordé à Athènes un nouveau prêt de 28 milliards d'euros (36,2 milliards de dollars). Il n'a versé que 1,6 milliard d'euros (2,1 milliards de dollars) de ce nouveau prêt et devait verser 1,6 milliard d'euros supplémentaires fin mai.
Crise économique qui entraîne une crise politique
Les élections législatives grecques du 6 mai ont donné lieu à une percée historique des partis antiaustérité, qui ont fait campagne sur le rejet des politiques économiques souhaitées par le FMI et ses deux partenaires, la Commission européenne et la Banque centrale européenne.
Toutefois, aucun parti n'ayant obtenu une majorité, les partis vainqueurs n'ont pas pu s'entendre sur la formation d'un gouvernement.
Par ailleurs, l'échec de la formation d'un gouvernement de coalition ravive les inquiétudes concernant la possible sortie du pays de la zone euro.