Une scène du film Incendies
Photo : PC/HO,TIFF
Devant l'Association des MBA du Québec, la PDG de Téléfilm Canada, Carolle Brabant, a expliqué mercredi comment elle comptait s'y prendre pour continuer à accorder du financement à la production cinématographique nationale, malgré des compressions budgétaires de 10 %.
Téléfilm Canada songe à revoir son modèle de financement en lançant un fonds de dons privés, bien que pour l'instant, peu d'entreprises semblent vouloir soutenir le cinéma. Carolle Brabant croit que cela peut changer.
« Notre pari c'est que le succès attire le succès. On pense qu'il y a des entreprises qui veulent être associées à des oeuvres qui ont du succès. [...] Le fait d'avoir un film aux Oscars, le fait d'en avoir deux », soutient-elle.
Mme Brabant assure toutefois que Téléfilm continuera à mesurer le succès ailleurs qu'au box-office.
« Moi je ne peux pas me poser en juge à savoir est-ce que c'est mieux de faire des films commerciaux ou des films d'auteur. Parce que si on prenait ce raisonnement-là, je pense qu'on n'aurait pas parlé d'Incendies, ni de Monsieur Lazhar », dit-elle.
Mentionnons que Téléfilm Canada ne fait pas qu'appuyer la production de films, mais joue aussi les facilitateurs en faisant la diffusion et la promotion des productions d'ici dans le milieu cinématographique, comme à Cannes.
Selon le dernier budget fédéral, le budget de Téléfilm Canada sera amputé de 10,6 millions d'ici trois ans. Son budget total était de 115 millions l'an dernier.
D'après un reportage de Richard Massicotte