L'Espagne ampute de plusieurs milliards les secteurs de la santé et de l'éducation

  |  Radio-Canada avec Associated Press et Reuters
Le Parlement espagnol Le Parlement espagnol (archives)  Photo :  AFP/Pedro Armestre

Le conseil des ministres espagnol a approuvé vendredi un nouveau plan d'austérité visant à sabrer 10 milliards d'euros par année (environ 13 milliards de dollars) dans les secteurs de la santé et de l'éducation.

Ces mesures risquent de soulever les protestations de certains responsables régionaux, mais elles devraient être adoptées sans difficulté par le Parlement, où le Parti populaire (PP) du président Mariano Rajoy détient la majorité absolue.

Les compressions prévoient notamment l'imposition de contraintes au « tourisme de la santé », cette pratique selon laquelle des étrangers se rendent en Espagne afin de profiter du système de santé universel du pays. Pour l'année 2009 seulement, les abus reliés à ce phénomène ont coûté 900 millions d'euros (1,2 milliard de dollars), a indiqué la ministre de la Santé, Ana Mato.

Une autre mesure mettra fin au droit automatique aux services de santé pour les sans-papiers. Le gouvernement espère ainsi épargner 500 millions d'euros (655 millions de dollars).

La part de remboursement des médicaments sera également réduite.

Pour réduire les dépenses dans le domaine de l'éducation, les régions seront autorisées à augmenter les droits de scolarité dans les universités, le ratio professeur-élèves dans les écoles ainsi que le nombre d'heures de travail des enseignants.

Ces compressions budgétaires font suite à la présentation le 30 mars du budget le plus rigoureux déposé en Espagne au cours de son histoire.

Le déficit de l'Espagne a atteint 8,51 % du PIB en 2011, dépassant son objectif de 6 %. Son objectif pour 2012 est de 5,3 %.

Le pays vise maintenant à récupérer 27,3 milliards d'euros (35,7 milliards de dollars) grâce à des coupes budgétaires et des hausses d'impôt.

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